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Vices de construction du F.-A.-Gauthier: François Legault blâme les libéraux

Vices de construction du F.-A.-Gauthier: François Legault blâme les libéraux
Photo courtoisie, STQ

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Affirmant que la Société des traversiers du Québec (STQ) a «malheureusement» épuisé une partie ses recours, le premier ministre François Legault blâme le gouvernement précédent pour les vices de construction du NM F.-A.-Gauthier.

Commandé en 2009 au chantier naval Fincantieri, le NM F.-A.–Gauthier, un traversier destiné à la liaison Matane–Baie-Comeau–Godbout, a été livré en 2015 après plusieurs mois de retard et d’importants dépassements de coûts. 

En décembre dernier, le navire a été retiré des eaux en raison de bris majeurs aux propulseurs. Il est, depuis, en réparation au chantier Davie, et la STQ ne cesse de reporter son possible retour. 

Des ex-employés qui s’étaient rendus en Italie afin de surveiller la construction du navire ont confié à Radio-Canada que plusieurs vices de construction avaient été signalés sans que le constructeur ou la STQ n’y accordent l’attention requise. 

«Le gouvernement libéral et le dirigeant de l’époque de la STQ ont acheté un citron, n’ont pas fait les vérifications nécessaires. C’est malheureux», a commenté jeudi le premier ministre François Legault, en marge du caucus présessionnel de son aile parlementaire, à Rivière-du-Loup. 

Recours

«Malheureusement, il semble qu’il n’y a pas de recours possibles», a laissé entendre M. Legault. Son ministre des Transports, François Bonnardel, a plus tard précisé que, si les recours prévus au contrat avec le constructeur sont épuisés, il reste à voir si certains bris peuvent être réclamés à l’assureur du navire. 

«Il y a des recours qui sont encore possibles, des recours judiciaires», a rectifié M. Bonnardel. 

«Je ne peux pas effacer ce qui s’est passé [...] sous les anciens gouvernements», a regretté le ministre des Transports. 

«Le bateau doit être remis à l'eau le plus vite possible. [...] il doit être fonctionnel et sécuritaire», a-t-il ajouté. 

Les libéraux rejettent le blâme

Lors d’un point de presse à Bromont, où s’est terminé jeudi matin le caucus de la rentrée de l’aile parlementaire libérale, le chef intérimaire Pierre Arcand a refusé de prendre quelque blâme pour les déboires du F.-A.-Gauthier

«Ça fait près d’un an, maintenant, que la CAQ est au pouvoir. Je pense qu’après un an, on peut dire que c’est la responsabilité du gouvernement [actuel]», a déclaré M. Arcand. 

Les libéraux entendent d’ailleurs questionner le gouvernement sur ces plus récentes révélations, que M. Arcand juge préoccupantes. Il n’écarte pas la possibilité de réclamer une enquête sur la STQ. 

«On va avoir l’occasion de regarder ça la semaine prochaine, on va revenir en Chambre et il est clair qu’on va poser des questions au gouvernement là-dessus.» 

 Avec Patrick Bellerose, Bureau parlementaire

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