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L’Impact est désespéré

L’équipe a eu deux semaines pour réfléchir à sa dernière défaite

Daniel Lovitz espère que ses coéquipiers démontreront plus de combativité dans les derniers matchs de la saison.
Photo d’archives Daniel Lovitz espère que ses coéquipiers démontreront plus de combativité dans les derniers matchs de la saison.

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L’Impact a eu deux semaines pour réfléchir à sa défaite subie contre D.C. United. Un revers qui l’a relégué sous la ligne rouge, donc hors du portrait des séries.

Il reçoit samedi soir le FC Cincinnati, la pire formation de la MLS, qui l’a toutefois battu 2 à 1 en Ohio, en mai.

« Nous avons désespérément besoin de ces points et il faut voir cette équipe comme une formation dangereuse qui nous a battus plus tôt cette saison », a insisté Daniel Lovitz.

L’Impact affiche un dossier de 2-8-1 à ses 11 derniers matchs et l’équipe a encore quatre matchs pour tenter de se tailler une place en séries.

Meilleure humeur

Revenons-en à la défaite de 3 à 0 contre D.C. United le 31 août dernier.

Celle-ci a laissé des traces, surtout qu’elle est survenue juste avant la pause internationale.

Selon Lovitz, une victoire aurait changé la donne, mais il souligne aussi que ça ne sert à rien de faire des scénarios.

« Si on avait gagné, on aurait abordé la pause avec plus de confiance et avec une meilleure humeur au sein du groupe.

« Franchement, même si nous avions gagné, on n’a pas beaucoup de raisons de nous réjouir puisque nous sommes à l’écart des séries pour le moment. »

Expérience

L’Impact se retrouve pratiquement au même endroit que l’an dernier à ce stade-ci de la saison.

Le Bleu-blanc-noir lutte pour sa survie et doit dépendre de quelques rebonds favorables du hasard pour poursuivre sa saison.

« On n’a plus notre destin entre nos mains, a reconnu Saphir Taïder. Il faudra espérer un ou deux mauvais résultats de la part des équipes qui sont devant nous. Tout ce qu’on doit faire, c’est gagner tous nos derniers matchs. »

À travers une fin de saison houleuse, Lovitz trouve tout de même un élément positif dans le fait que l’équipe vit actuellement une sorte de déjà-vu.

« S’il y a un élément positif, c’est qu’on est déjà passé par là, on sait comment on se sent quand on rate la cible, et nous savons quoi faire pour y parvenir. »

Attitude

Le mot attitude est parfois galvaudé à Montréal, mais c’est tout de même celui qui résumera la fin de saison de l’Impact. L’attitude que présentera l’équipe fera foi de tout.

« Je veux qu’on soit fébriles, qu’on ait du plaisir, qu’on soit combatifs et sans peur, a insisté Lovitz. Les équipes qui gagnent souvent présentent ces qualités. »

Selon l’arrière gauche, peu de chose a changé depuis que la direction de l’équipe est passée de Rémi Garde à Wilmer Cabrera.

« La direction est simple et c’est de gagner des matchs. Il y a eu certains ajustements et une nouvelle identité qui s’installe avec le nouvel entraîneur, mais la direction reste la même, elle est forte et claire. »

Viva Nacho

Tout indique que Nacho Piatti jouera un premier match depuis qu’il a disputé dix minutes, le 10 août dernier à Chicago. L’Argentin de 34 ans s’est blessé à un adducteur et a raté les quatre derniers matchs de l’équipe.

Son retour est attendu avec impatience par ses coéquipiers.

« Ça serait génial, et surtout pour lui. Je m’imagine mal être ennuyé autant par les blessures et ne pas pouvoir jouer quand c’est tout ce que tu veux faire », a soutenu Lovitz.

Comme Piatti n’a joué que 8 des 30 matchs de l’équipe cette saison, il ne faut pas tout miser sur lui, croit Lovitz.

« Avec lui, on montre aux équipes des choses qu’elles ne voient pas souvent. On ne devrait pas jouer de façon à lui mettre de la pression, il devrait pouvoir s’exprimer librement. »