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Pas de panique!

Nombreux sont les observateurs qui condamnent déjà des équipes comme les Steelers, de Ben Roethlisberger, à une longue et fatale agonie parce qu’ils ont très mal paru dimanche dernier, mais la prudence demeure de mise.
Photo d’archives, AFP Nombreux sont les observateurs qui condamnent déjà des équipes comme les Steelers, de Ben Roethlisberger, à une longue et fatale agonie parce qu’ils ont très mal paru dimanche dernier, mais la prudence demeure de mise.

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Une semaine seulement est écoulée dans la NFL, mais à entendre et à lire les observations tranchantes d’amateurs et analystes de tout acabit, c’est un peu comme si le sort des 32 équipes était déjà jeté. Les clubs qui ont mal paru ne font que commencer à s’enfoncer, tandis que ceux qui ont bien fait sont voués aux grands honneurs. Et si on prenait un grand respire ?

Il y a bien sûr quelques conclusions plus faciles que d’autres à tirer. Après leur sévère vente de feu, il serait étonnant que les Dolphins se sortent de leur profond trou. À l’autre bout du spectre, une semaine suffit pour comprendre que 2019 ne sera probablement pas l’année du déclin de l’empire des Patriots.

Mais au-delà de quelques évidences du genre, la patience, cette vertu qui se perd, demeure de mise. Surtout en ce qui concerne des équipes dont l’entrée en scène fut désastreuse et que plusieurs voient déjà à l’article de la mort.

Le fait est que, année après année, les mêmes réactions exagérées surviennent après un maigre échantillon d’un seul match. Un petit exercice simple de retour dans le temps pour rafraîchir la mémoire s’impose alors.

De zéros à héros

Nul besoin de remonter loin en arrière. Il y a un an, après une semaine d’activités, les mêmes constats apocalyptiques fusaient.

Qui se souvient, par exemple, des Saints ? À leur match d’ouverture, ils s’étaient fait poivrer par l’attaque des Buccaneers dans une défaite de 48-40. Partout, les gens tournaient leur défensive en dérision et certains avançaient même qu’ils seraient les mêmes bons vieux Saints incapables de freiner personne.

À l’inverse, la pétarade des Bucs suscitait l’admiration, eux qui se sont en plus payé les Eagles la semaine suivante pour porter leur dossier à 2-0. Au final, les Saints ont tout de même terminé avec une fiche de 13-3 après leur chaotique départ, pendant que les Bucs terminaient l’année à 5-11. Quand on dit qu’il faut respirer par le nez...

Il y a aussi les Colts, qui s’inclinaient face aux Bengals avec un post-mortem troublant : Andrew Luck était fini, la défensive était toujours aussi risible et la saison serait longue. Pourtant, les Colts ont obtenu leur billet pour les séries 16 semaines plus tard.

Il y a aussi les Cowboys, au terme d’une défaite de 16-8 aux dépens des Panthers, qui s’en allaient tout droit en enfer. Dak Prescott n’avait amassé que 170 verges et il y avait débat à savoir s’il était réellement un quart-arrière de franchise. Les Cowboys ont pourtant ensuite joué deux rondes de séries, et dimanche, avec plus de 400 verges et quatre passes de touchés, Prescott s’est vu élever par certains parmi la crème des quarts-arrière. Deux débuts de saisons, deux réactions complètement démesurées.

L’automne dernier avait aussi débuté en force pour plusieurs équipes. Les Jaguars avaient limité les Giants à 15 points et semblaient voguer vers une autre saison couronnée de succès avec leur suffocante défensive.

Les Bengals avaient marqué 34 points et l’offensive recevait des éloges. Les Packers effectuaient une remontée spectaculaire face aux Bears et la magie de Rodgers devait opérer jusqu’en février.

Les Jets massacraient les Lions 48-17 et s’imposaient comme l’équipe à surveiller dans la NFL après une semaine. Ce sont là toutes des équipes qui ont fait patate.

Équipes fragiles

Neuf équipes gagnantes lors de la première semaine en 2018 avaient finalement raté les séries. Sept équipes perdantes s’y sont faufilées.

Il serait facile de refaire l’exercice pour plusieurs saisons antérieures, mais le point demeurerait le même. Après une semaine, on inspire, on expire, on reste calme.

SEMAINE 2

JEUDI, MON CHOIX

  • Tampa Bay en Caroline        PANTHERS

DIMANCHE, MES CHOIX

  • Arizona à Baltimore (13 h)  RAVENS
  • Dallas à Washington (13 h) COWBOYS
  • Indianapolis au Tennessee (13 h)  COLTS
  • Seattle à Pittsburgh (13 h)  STEELERS   
  • Buffalo à NY Giants (13 h)               BILLS
  • San Francisco à Cincinnati (13 h)   49ERS
  • LA Chargers à Detroit (13 h)           LIONS
  • Minnesota à Green Bay (13 h)        PACKERS
  • Jacksonville à Houston (13 h)         TEXANS
  • Nouvelle-Angleterre à Miami (13 h)          PATRIOTS
  • Kansas City à Oakland (16 h 05)     CHIEFS
  • Nouvelle-Orléans à LA Rams (16 h 25)     SAINTS
  • Chicago à Denver (16 h 25)             BEARS
  • Philadelphie à Atlanta (20 h 20)     EAGLES

LUNDI, MON CHOIX

  • Cleveland à NY Jets (20 h 15) BROWNS

RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE: 11 en 16 (68,8%)

 

LES CHOIX DU JOURNAL

Cardinals de l’Arizona (0-0-1) vs Ravens de Baltimore (1-0)

LAMAR JACKSON EN FEU

Plusieurs attendaient Lamar Jackson le coureur dimanche dernier, mais c’est plutôt le passeur qui s’est manifesté avec cinq touchés et surtout, une moyenne astronomique de 16,2 verges par tentative. Les Cardinals tenteront de le freiner, eux qui ont montré la 20e défensive dans la ligue en 2018. Croyez-le ou non, il s’agira de la deuxième meilleure défensive que Jackson aura affrontée à ce jour. C’est dire à quel point il n’a pas encore été testé.

Cowboys de Dallas (1-0) vs Redskins de Washington (0-1)

MEILLEURS QUE PRÉVU?

Les Cowboys ont débuté de manière convaincante, mais ne peuvent lever le pied face aux Redskins, qui ont failli surprendre les Eagles dimanche dernier. Le vétéran quart Case Keenum a mieux paru que prévu, mais est-ce que ça peut durer? Le porteur Derrius Guice est blessé et revoilà donc Adrian Peterson. Difficile toutefois de courir contre les Cowboys. Offensivement, les Boys y sont allés mollo avec Ezekiel Elliott à son retour. Demain, ils libèrent la bête.

Colts d’Indianapolis (0-1) vs Titans du Tennessee (1-0)

QUESTION DE PROTECTION

Les Titans ont presque arraché la tête de Baker Mayfield et des Browns, laissant une solide impression. Face aux Colts, toutefois, leur front se retrouvera face à une ligne offensive qui intimide l’adversaire, contrairement à la poreuse ligne des Browns. Jacoby Brissett ne devrait donc pas être trop incommodé. À ne pas négliger, le porteur Marlon Mack vient de courir pour 174 verges, la plus grosse performance des Colts depuis 2004.

Seahawks de Seattle (1-0) vs Steelers de Pittsburgh (0-1)

REGAIN DE VIE

Les Steelers ont donné l’impression face aux Patriots d’être un club à l’agonie, sans la moindre énergie. Le retour à la maison contre un club qui en arrache souvent sur la route devrait remettre les choses en perspective. Les Seahawks, ne méritent pas de grands éloges malgré leur victoire. Pas moins de 43% de leurs poussées offensives n’ont pas fait plus de trois jeux contre une défensive généreuse comme celle des Bengals. Les Steelers se réveilleront.

Bills de Buffalo (1-0) vs Giants de New York (0-1)

PANIER PERCÉ

Les Giants, défensivement, ont élevé Dak Prescott au rang de demi-dieu en lui concédant plus de 400 verges. Chez les Bills, Josh Allen a besoin d’un aussi grand élan de générosité. L’attaque aurait intérêt à miser davantage sur le porteur recrue Devin Singletary, qui a amassé 70 verges au sol en seulement quatre courses. Le seul espoir chez les Giants demeure encore et toujours Saquon Barkley. Mais l’équipe a rarement l’avance et lui donne donc trop peu le ballon.

49ers de San Francisco (1-0) vs Bengals de Cincinnati (0-1)

LA PRESSION SUR GAROPPOLO

Jimmy Garoppolo, qui a connu un camp difficile, a poursuivi sur cette note à son premier départ comme quart des Niners cette saison. La défensive l’a sauvé avec quatre revirements et quatre sacs, ce qui est de bon augure contre les Bengals et leur ligne offensive poreuse. Par contre, offensivement, les 49ers devront tirer plus de Garoppolo, qui aura la pression sur lui avec deux porteurs éclopés en Tevin Coleman et Matt Breida.

Chargers de Los Angeles (1-0) vs Lions de Detroit (0-0-1)

QUELS LIONS SERONT LÀ?

Les Lions en contrôle pendant 45 minutes à leur dernier match nous feront-ils l’honneur de de leur présence, ou cèderont-ils la place aux Lions passifs des 15 dernières minutes? Leur ligne défensive devra contrôler le match contre les Chargers, qui ont déjà concédé quatre sacs. Offensivement, l’ailier rapproché TJ Hockenson a battu un record pour une recrue avec 131 verges à ses débuts. Le porteur Kerryon Johnson sera-t-il enfin utilisé comme il se doit?

Vikings du Minnesota (1-0) vs Packers de Green Bay (1-0)

UNE ÉQUIPE DIFFÉRENTE

Les Vikings ont été l’une des révélations de la semaine 1 avec un effort convaincant autant en défensive qu’à l’attaque. Toutefois, sur la route, ils ont le don de s’effacer, comme en fait foi leur fiche de 19-20-1 sous Mike Zimmer, depuis 2014. Les Packers semblent avoir grandement amélioré leur front défensif, à l’extérieur. Justement, l’extérieur de la ligne offensive des Vikings pose problème. Un autre duel défensif à la faveur des Packers.

Jaguars de Jacksonville (0-1) vs Texans de Houston (0-1)

PLACE À GARDNER MINSHEW

Avec Nick Foles sur la touche, c’est le quart recrue Gardner Minshew qui prend le contrôle de l’offensive des Jaguars. Ce qu’on sait de lui, c’est qu’il n’était qu’une arrière-pensée dans les rangs universitaires avant de connaître un succès boeuf l’automne dernier après un transfert à Washington State. Repêché en sixième ronde, il a bien paru en relève dimanche dernier. Tout n’est pas perdu, mais ce sera ardu. JJ Watt, invisible à son premier match, ressuscitera.

Patriots de la Nouvelle-Angleterre (1-0) vs Dolphins de Miami (0-1)

PRESQUE ILLÉGAL

Un tel duel aux forces diamétralement opposées nous démontre à quel point la vie peut être cruelle. La véritable question n’est pas de savoir qui l’emportera, mais de déterminer si les Patriots couvriront l’écart énorme que les preneurs aux livres leur accordent. Considérant que les Dolphins ont rayé 2019 de leur calendrier, les Patriots s’offriront un sanglant festin, avec ou sans Antonio Brown. Mais assez parlé de ce sinistre individu...

Chiefs de Kansas City (1-0) vs Raiders d’Oakland (1-0)

ÉTONNANTS RAIDERS

Les Raiders ont surpris tout le monde avec leur victoire en lever de rideau, en jouant comme des démons possédés. Tyrell Williams, Josh Jacobs et Darren Waller sont de belles additions à l’attaque, mais défensivement, les Raiders seront vraiment testés. L’attaque des Chiefs par rapport à celle des Broncos, c’est une Formule 1 qui course contre une calèche. Même sans Tyreek Hill, la force de frappe des Chiefs demeure redoutable.

Saints de La Nouvelle-Orléans (1-0) vs Rams de Los Angeles (1-0)

MATCH REVANCHE ATTENDU

Les amateurs en bavent de voir ce duel, après le classique de la dernière finale de conférence, terni par une bourde d’arbitrage. Les Rams, malgré leur victoire dimanche dernier, ont paru quelque peu chancelants. À voir les dégâts imposés par Christian McCaffrey contre eux, difficile de percevoir comment ils pourront freiner Alvin Kamara, qui cadre dans le même moule de porteur multidimensionnel. Les Saints dérangeront Jared Goff derrière une ligne offensive diminuée.

Bears de Chicago (0-1) vs Broncos de Denver (0-1)

REGAIN DE VIE SOUHAITÉ

Les deux équipes sont dues pour un regain de vie et les Broncos ont intérêt à s’y mettre, devant leurs partisans bouillants à Denver. La défensive a paru endormie d’un profond coma lundi soir dernier et sous les ordres de Vic Fangio, ça ne se reproduira pas deux semaines de suite. À l’attaque, cependant, Joe Flacco n’inspire plus rien qui vaille avec sa fiche de 24-28 depuis 2015. Les Bears le mettront au défi de les battre en freinant d’abord le jeu au sol. Et Flacco ne traine plus une attaque sur son dos.

Eagles de Philadelphie (1-0) vs Falcons d’Atlanta (0-1)

UNE ATTAQUE OUVERTE

L’arrivée de DeSean Jackson, même si elle n’a pas fait tant de bruit à Philadelphie, pourrait se révéler dévastatrice. L’attaque des Eagles ouvre à nouveau ses ailes grâce à sa vitesse. Carson Wentz a d’ailleurs lancé deux passes de touchés qui ont traversé plus de 20 verges dans les airs dimanche dernier, lui qui n’en avait revendiqué que deux durant toute la saison dernière. La menace Jackson ouvre aussi la voie aux autres receveurs et au jeu au sol.

Browns de Cleveland (0-1) vs Jets de New York (0-1)

DES JETS MAL EN POINT

Les Jets s’amènent dans ce duel sans leur quart-arrière Sam Darnold, atteint d’une mononucléose. Trevor Siemian prend sa place, ce qui n’a rien de rassurant. Le porteur Le’Veon Bell sera en poste, malgré un malaise à une épaule. Même chose en défensive pour CJ Mosley (aine) et Quinnen Williams (cheville). Bref, c’est le temps ou jamais pour les Browns de faire oublier leur départ à plat. Le porteur Nick Chubb sera important contre une équipe qui a concédé 5,1 verges par portée dimanche.