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Procès d’Ugo Fredette: un aîné tué par des animaux affamés ?

L’avocat d’Ugo Fredette a soulevé cette hypothèse

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SAINT-JÉRÔME  |  L’aîné dont Ugo Fredette a volé le véhicule pour fuir après avoir présumément assassiné sa conjointe aurait-il finalement été tué par des animaux sauvages dans le boisé où son corps a été abandonné ?

C’est du moins l’hypothèse qu’a avancée l’avocat d’Ugo Fredette vendredi, en contre-interrogeant le pathologiste André Bourgault, au palais de justice de Saint-Jérôme.

La dépouille d’Yvon Lacasse (ci-dessous) a été retrouvée dans un boisé des Laurentides. Le corps se trouvait au pied de l’arbre, près du cône orange sur la photo. 
Photo courtoisie de la cour
La dépouille d’Yvon Lacasse (ci-dessous) a été retrouvée dans un boisé des Laurentides. Le corps se trouvait au pied de l’arbre, près du cône orange sur la photo. 

Le médecin ayant fait plus de 6000 autopsies durant sa carrière a examiné les corps des deux victimes alléguées de l’accusé de 43 ans. Ce dernier subit son procès devant jury pour deux meurtres prémédités.

Le pathologiste a conclu que Véronique Barbe a succombé à un traumatisme thoracique causé par un objet tranchant. 

17 coups de couteau

La femme de 41 ans aurait reçu 17 coups de couteau, ayant notamment sectionné l’enveloppe de son cœur et perforé ses deux poumons.

Me Louis-Alexandre Martin, de la défense, n’a posé aucune question relativement au décès de Mme Barbe.

Par contre, le criminaliste s’est longuement attardé vendredi sur la cause de la mort d’Yvon Lacasse, l’aîné dont Fredette a volé la voiture pour prendre la fuite. 

Le corps de la victime de 71 ans a été retrouvé dans un boisé des Laurentides, six jours après sa disparition, grâce à des caméras de surveillance.

« Petit Poucet »

« Comme le Petit Poucet, on a remonté les caméras jusqu’au corps de M. Lacasse », a illustré vendredi l’enquêteur de la Sûreté du Québec, Matthieu Rollin.

La dépouille était dans un état de putréfaction avancée et une partie de ses jambes était manquante, fort probablement arrachée par des animaux.

Le Dr Bourgault a conclu que l’aîné était décédé d’un traumatisme contondant à la tête. Dans son rapport, il a souligné que cela pourrait résulter d’un coup de pied au visage, alors que la victime était au sol.

En contre-interrogatoire, il a admis qu’il ne pouvait pas exclure que les fractures au visage de M. Lacasse aient été causées par des animaux. Le pathologiste ne pouvait pas non plus dire si l’aîné était mort ou vivant lorsqu’il a été déposé dans le boisé.

Réinterrogé par la Couronne, il a toutefois précisé qu’il serait « plutôt improbable que toutes les lésions ante mortem au visage aient été causées par des animaux ».


► Le procès présidé par la juge Myriam Lachance se poursuivra mardi.