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Une chance équitable pour Alzner

Le défenseur a adapté son style au goût du jour

Le vétéran défenseur Karl Alzner veut provoquer des choses au camp d’entraînement.
Photo Martin Chevalier Le vétéran défenseur Karl Alzner veut provoquer des choses au camp d’entraînement.

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L’orgueil de Karl Alzner en a pris pour son rhume l’hiver dernier. Après avoir vu sa séquence de 622 matchs interrompue par une visite sur la passerelle, le défenseur a été invité à rejoindre le Rocket de Laval. Tout un affront pour un vétéran de plus de huit saisons dans la LNH.

Malgré cette taloche, le défenseur qui aura 31 ans dans 10 jours s’est pointé au camp du Canadien avec la conviction de pouvoir retomber dans les bonnes grâces de Claude Julien. D’ailleurs, celui-ci a assuré qu’Alzner, qui n’a disputé qu’un seul match avec le Tricolore après novembre 2018, obtiendrait une chance équitable de se faire valoir.

« Il a fait beaucoup de progrès. Il est plus léger et plus rapide. Il s’est adapté à la nouvelle Ligue nationale, orientée davantage sur la mobilité », a énuméré l’entraîneur du Canadien.

« Il a fait tout ce travail, alors c’est à nous de lui donner la chance, a-t-il ajouté. Quand tu mets un joueur sous contrat, tu veux que ça fonctionne. On aimerait qu’il vienne mêler les cartes et qu’il gagne un poste. Ainsi, ça voudrait dire que notre équipe est meilleure. »

Demander à un jeune hockeyeur de modifier son style est une chose. L’exiger d’un vétéran en est une autre. Pas nécessairement en raison d’un manque de volonté, mais plutôt en raison des habitudes de travail développées et enracinées depuis tant d’années.

« Ce que j’aimais, c’était de rester en retrait et m’assurer que mes coéquipiers aient la latitude pour s’exprimer. J’aimais cette facette du jeu. Mais ce n’est plus suffisant de nos jours, a exprimé Alzner. Il y a quelques gars qui peuvent encore s’en sortir : ceux qui se retrouvent dans une situation idéale. Pour les autres, la compétition est devenue trop féroce. »

Comme une recrue

Ce qu’il y a également de particulier, c’est que pour la première fois depuis des lunes, le Britanno-Colombien devra faire ses preuves. Comme s’il était une verte recrue.

« Sans aucun doute, c’est étrange. Lors des cinq ou six derniers camps, je réchauffais le moteur tranquillement. Le premier match préparatoire était loin d’être à la hauteur, le second était un peu mieux, a-t-il raconté. Cette fois, je devrai être dans le coup dès le départ. »

« Chaque fois que je sauterai sur la patinoire, je devrai provoquer quelque chose. Je ne dois pas sauter sur la glace simplement pour faire acte de présence », a-t-il poursuivi.

Pour cette première journée de camp sur la patinoire du Complexe sportif de Brossard, Alzner était jumelé à Christian Folin. Puisque Victor Mete et Ben Chiarot occuperont les deux premiers postes du côté gauche, cela signifie qu’Alzner luttera avec Brett Kulak pour une place sur la troisième paire de défenseurs.

Ce qui n’est pas un défi impossible.

« J’y crois !, a assuré Alzner. Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour y parvenir. »

Options limitées

Au cours de l’été, l’ancien des Capitals de Washington a soutenu qu’il n’était pas question pour lui de retourner dans la Ligue américaine. Et si c’est le chemin que l’entraîneur devait tout de même lui indiquer ?

« Eh bien, je jouerai dans la Ligue américaine. Il n’y a pas d’autres options », a-t-il mentionné.

Avec un lourd contrat auquel il reste encore trois saisons et dont l’empreinte annuelle se chiffre à 4,625 M$, il sera impossible à Bergevin de trouver un partenaire de danse. Quant au rachat de son contrat, la date limite était le 30 juin dernier. La prochaine fenêtre s’ouvrira le 15 juin prochain.

Puisque Julien gardera assurément au moins sept arrières à Montréal, il ne serait pas surprenant de voir le vétéran se faufiler.