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«Ç’a passé à la vitesse de la lumière» – Jonathan Painchaud

Jonathan Painchaud
Photo Chantal Poirier Jonathan Painchaud

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L’année 2019 de Jonathan Painchaud est pour le moins chargée. En plus de connaître un très beau succès avec le groupe Salebarbes, le musicien a voulu souligner ses 25 ans de carrière en lançant un album qui reprend ses plus grands succès en formule acoustique. Le Journal s’est entretenu avec lui.

Comment est arrivée l’idée de faire un album acoustique avec tes succès ?

« Il y a eu plusieurs idées qui ont été lancées. Je cherchais une façon de souligner­­­ mes 25 ans et de remercier mes fans d’avoir été là pendant toutes ces années. À un moment donné, j’ai participé à un spectacle au Verre Bouteille pour le départ de la propriétaire. J’ai joué avec Éloi [Painchaud, son frère]. Des gens de ma compagnie de disques étaient là et ils n’avaient jamais eu l’occasion d’enten­dre ce matériel-là en version dénudée. C’est là qu’on a pensé à l’album. On l’a enregistré à trois guitares, live, pour donner un peu le feeling d’être dans un salon. »

L’album compte deux nouvelles pièces, T’es tout ce que j’attendais et Instagram Queen. Que peux-tu nous dire sur ces chansons ?

« T’es tout ce que j’attendais est une chanson un peu naïve et candide. C’est le genre de chanson que je n’ai pas tant fait dans mon répertoire, une déclaration d’amour un peu inconditionnelle. [...] Instagram Queen pourrait quasiment être l’inverse de l’autre chanson, avec le même personnage qui entre à bras ouverts dans une relation. Aujourd’hui­­­, on vit dans une époque où ça tourne beaucoup autour de l’image et du paraître. »

Avec ce nouvel album, une tournée est-elle prévue à l’automne ?

« Je fais quelques spectacles, mais le but de l’opération n’était pas de repartir la machine et de refaire le tour des salles de spectacle. D’abord, je suis occupé avec un nouveau band [Salebarbes, avec notamment son frère Éloi et Jean-François­­­ Breau] et on est un peu en “gestion de succès”. Je le dis en toute humilité. Mais ça génère beaucoup plus d’engouement que ce qu’on avait prévu au départ. C’était un side project au début, et c’est devenu le projet principal. On a décidé de se concentrer là-dessus. On a une quarantaine de spectacles au calendrier cet hiver. »

As-tu une date précise pour le début de ta carrière, il y a 25 ans ?

« Pas vraiment, mais je calcule ça à partir du moment où j’ai lâché l’école pour ne faire que ça, quelque part en 1994. J’étais à Québec et j’étudiais en cinéma à temps très, très partiel (rires). J’étais musicien de rue et je sillonnais les rues du Vieux-Québec. C’était là que j’avais rencontré un percussionniste qui m’avait fait rencontrer deux gars de Paspébiac, Michael Duguay et Hugo Perreault­­­. On a tout de suite eu des atomes crochus et on a gagné un concours musical quelque temps après. »

Le tout premier extrait radio d’Okoumé­­­, Dis-moi pas ça, a connu un immense succès. Quel a été l’impact de cette chanson sur le reste de ta carrière ?

« Ç’a tout changé. Si on avait eu une chanson avec peu de portée en partant, on n’aurait peut-être pas eu de deuxième chance. C’est difficile de mettre ça en contexte aujourd’hui, mais sur le premier album, je pense qu’il y a eu sept singles ! Ce serait virtuellement impossible d’avoir ça aujourd’hui. La majorité des artistes maintenant sortent deux extraits d’un album et après ça, les gens sont déjà prêts à passer à autre chose. »

Comment réagis-tu en voyant que ta carrière dure depuis déjà 25 ans ?

« Je trouve ça vraiment surprenant. Dans ma tête, je suis encore un “ti-cul” de 22 ou 23 ans. Je suis encore un peu ado attardé (rires) ! Ç’a passé à la vitesse de la lumière. Mais quand je m’arrête un peu, je constate que j’en ai fait, des affaires. Le puits à anecdotes est comme sans fond ! Mais c’est drôle, j’ai parfois l’impression que ça ne fait que cinq ou six ans que je fais ça. J’ai de la difficulté à croire que ça en fait plutôt 25. »


► L’album de Jonathan Painchaud, 45 tours, sera sur le marché vendredi 20 septembre. Le chanteur est aussi en spectacle avec le groupe Salebarbes en plus d’être le porte-parole du Supercross MTL, qui aura lieu samedi au Stade olympique. Pour plus de détails : jonathanpainchaud.com

Jonathan Painchaud
Photo courtoisie