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Mylène St-Sauveur: découvrir des territoires méconnus

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Bien que Mylène St-Sauveur ait beaucoup voyagé pour son travail, c’est à 18 ans qu’elle a fait son premier grand voyage en solitaire : «Je me suis lancé le défi de partir seule en France et en Allemagne. Un voyage qui fut une véritable consécration pour moi. Je me suis rendu compte que j’étais indépendante et autonome. Et que j’adorais découvrir d’autres cultures», dit-elle avec un grand enthousiasme. Depuis, la jeune femme de 29 ans a fait un bon tour de la planète. En particulier lors des tournages de la formidable série Nordik, présentée à TV5, qui lui a fait connaître la Géorgie, la Finlande et même la très lointaine Sibérie!   

Diriez-vous que le voyage occupe une place importante dans votre vie?  

 

Découverte de l’Argentine
Photo courtoisie
Découverte de l’Argentine

Tout à fait. Dès que j’ai deux ou trois semaines de libres, j’essaie de prévoir un voyage à l’extérieur. Et à mon retour, je ne rêve que du moment où je vais repartir. Même jeune, j’étais curieuse et je voulais savoir comment les gens vivaient ailleurs, sur la planète.  

En famille, avez-vous beaucoup voyagé?  

Mes parents sont des gens curieux, et ils ont regardé beaucoup de documentaires sur la beauté du monde. Mais comme la priorité était les voyages en famille et que nous étions quatre, nos séjours se concentraient plutôt sur des destinations comme la Gaspésie, Cape Cod ou même Disney. À 15 ans, comme je travaillais déjà comme comédienne, je les ai invités avec mon frère à New York, toutes dépenses payées. J’avais loué une fourgonnette pour sept passagers, et nous avons visité les grands classiques de la Grosse Pomme, dont le Musée d’histoire naturelle et le Musée de Madame Tussauds. On a aussi parcouru les galeries d’art de Soho.  

Par contre, l’été, on voyageait peu. Je jouais au soccer de haut niveau, et mon frère s’adonnait au baseball. Nos activités sportives occupaient toute la place.  

Vous avez eu la chance de voir plusieurs pays avec la très belle série Nordik présentée sur TV5, qui nous fait voir des images magnifiques de l’hiver sous différents cieux. Six émissions ont déjà été présentées? 

À San Carlos de Bariloche, en Argentine
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À San Carlos de Bariloche, en Argentine

C’est exact. Et les six autres le seront l’an prochain. Il nous reste un autre beau voyage à faire en novembre/décembre pour compléter la série. Avec Nordik, j’ai eu la chance d’explorer huit pays, dont l’Argentine, le Chili, la Turquie, la Géorgie, un pays méconnu, mais formidable à découvrir, une partie de la Russie, incluant la Sibérie, le Japon, la Finlande et même Yellowknife, au Canada.  

Quels ont été vos voyages les plus marquants avec cette série?  

 

À Kaçkar, en Turquie
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À Kaçkar, en Turquie

La Turquie qui m’a totalement épatée! Je m’imaginais un pays de sable, mais finalement, j’y ai vu quantité de paysages montagneux enneigés. Au point d’avoir de la neige jusqu’au torse ! Au nord de la Turquie, nous avons visité des villages complètement coupés de la civilisation, certains hameaux avec seulement 10 habitants et accessibles uniquement par hélicoptère ou en skis. J’ai fait la rencontre de gens qui vivent complètement en autarcie entourés de leurs animaux.  

Avez-vous vraiment eu une demande en mariage?  

Oui! Nous étions accompagnés d’un guide, et, au cours du souper, j’ai su que la famille qui nous invitait souhaitait que je marie leur fils, en échange d’une vache! Ce fut vraiment un voyage rempli de rencontres fort intéressantes et surprenantes! Je me rappelle aussi d’avoir goûté, en Turquie, le meilleur café de ma vie!  

Quels autres pays vous ont fascinée?  

Le Japon. J’ai beaucoup «connecté» avec le mode de vie des Japonais. Je suis restée ébahie devant l’extrême propreté des rues, la politesse des gens, et je ne m’attendais pas à voir un pays à la fois si populeux et si bien organisé. Un beau voyage culturel et très positif!  

Où avez-vous eu le plus froid? 

En Sibérie, j’ai goûté à des températures records de -38 C! Nous étions sur le bord du lac Baïkal, et il faisait si froid que nos cils et nos cheveux étaient gelés! J’avais peine à cligner des yeux parce que mes cils collaient ensemble! Malgré la température, les Sibériens ont su s’approprier le froid. Des festivals sont organisés, et ils pratiquent de nombreux sports d’hiver, comme le ski de fond, le patin. Et ils sont adeptes de randonnées en traîneaux à chien, et de promenades en carrioles! Pour le reste, le lac Baïkal est l’un des éléments de la nature des plus mystérieux qu’il m’ait été donné d’expérimenter.  

Que voulez-vous dire?  

En hiver, le lac est musical, il fait du bruit en raison des courants d’eau. Les glaces se frappent entre elles, et on a l’impression d’entendre de la musique! Même qu’au bord du lac, il y a des pics de glace, et lorsqu’on tape dessus, on entend des tonalités! Je me rappelle aussi que lorsque je marchais sur le lac, j’avais aussi l’impression d’entendre des sons de «base» sous chacun de mes pas. On peut dire qu’il y règne une grande sérénité. Un endroit magique!  

Comment avez-vous trouvé les Sibériens?  

Les Russes sont en général des gens de peu de mots. Ils sont plutôt silencieux, disciplinés, droits, résilients, patriotiques et très fiers de leurs traditions. Ils ont souvent toute une carrure, et une personnalité imposante, mais quand on apprend à les connaître, on leur découvre une belle générosité.  

Vous avez eu un coup de cœur pour la Géorgie également?

À Tbilisi en Géorgie
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À Tbilisi en Géorgie

J’ai tellement aimé la Géorgie que j’ai bien l’intention d’y retourner! Ce pays, que je ne connaissais pas du tout, a acquis son indépendance de l’Union soviétique en 1991. Il est en pleine effervescence et tout est à construire! La capitale, Tbilisi, vibre au rythme de ses petits cafés, ses restaurants et ses festivals. En même temps, deux mondes s’entrechoquent, car la Géorgie traditionnelle y est aussi très présente. Beaucoup de Géorgiens vivent encore selon les traditions ancestrales. Les églises orthodoxes sont magnifiques, et il y a plein de montagnes. De quoi plaire aux adeptes du trekking, du ski et de l’équitation. Son territoire a un côté très sauvage et une nature luxuriante.  

Parlez-nous de votre séjour en Finlande.

 

Paysage de rêve en Finlande
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Paysage de rêve en Finlande

Il m’a fait revivre mon enfance! À Rovaniemi, dans le nord du pays, j’ai visité une ferme d’élevage de rennes! Je me suis retrouvée sur un lac gelé à nourrir 300 à 400 rennes. J’avais l’impression d’être devant les rennes du père Noël! J’ai vécu un vrai «buzz» de pouvoir les approcher de si près. Et on a eu la grande chance de voir des aurores boréales ! J’en garde des souvenirs impérissables!  

L’Allemagne est aussi un pays qui vous fascine?  

Je n’avais que 18 ans quand j’y suis allée pour la première fois, et en 2014, j’ai eu la chance d’interpréter le personnage d’Anne Frank au Théâtre du Nouveau Monde, alors, j’ai eu envie d’y retourner! Il faut dire que depuis que je suis toute jeune, ce pays m’attire. La Deuxième Guerre mondiale est un sujet qui m’interpelle. Tout simplement parce que je n’arrive pas à comprendre ce qui s’est passé. J’ai adoré Berlin et son bouillonnement artistique. Et maintenant, j’aimerais faire un grand tour de l’Allemagne, et éventuellement y apprendre la langue. 

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