/elections
Navigation

Taxation des GAFA: le Bloc revient à la charge

Coup d'oeil sur cet article

LONGUEUIL | À l’instar de la France, le Canada doit taxer les revenus des multinationales d’internet et forcer les fournisseurs de services en ligne à percevoir la TPS, réclame de nouveau le chef du Bloc québécois. 

Yves-François Blanchet est d’avis qu’Ottawa doit enfin faire «preuve de courage» et s’inspirer de l’Hexagone pour mettre en place une taxe pour les géants du web comme Google, Amazon, Facebook et Apple (GAFA). L’idée est d’avoir un impôt équivalent à 3 % du chiffre d’affaires des entreprises actives au pays. 

«Les revenus publicitaires diminuant, les médias sont obligés d’investir moins en productions québécoises et canadiennes», a lancé le chef bloquiste lors de son annonce à Longueuil, samedi. 

«Pourtant, on sait que le Québec a donné à l’échelle internationale plusieurs très grands noms en télévision et en cinéma», a-t-il poursuivi. 

«Alors on pense qu’il faut soutenir avec enthousiasme ce créneau-là, non seulement de nos arts et de notre culture, mais aussi de notre économie, parce que ça en est un pilier», a ajouté M. Blanchet. 

Le chef bloquiste croit qu’il n’est pas utile d’attendre le résultat des tractations à l’OCDE, qui planche sur le dossier de la taxation des GAFA. Jusqu’ici, Ottawa préfère attendre le rapport avant de prendre une décision. 

M. Blanchet a rappelé que «les Québécois tiennent à leur télévision, un miroir privilégié de leur culture et un véhicule crucial à leur émergence comme nation moderne et créatrice», lors d’un point de presse aux côtés de ses candidats Denis Trudel, Michel Duchesne, Christine Normandin et Simon-Pierre Savard-Tremblay. 

Le Bloc propose notamment l’instauration d’un fonds de soutien à la création culturelle et médiatique qui permettrait de redistribuer plus 600 millions $ récoltés, dont 240 millions $ pour le Québec. 

La formation souverainiste propose même de répartir les sommes entre les médias d’information, les arts et la culture francophones «brimés par les géants du web».