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Victoire des Carabins contre le Rouge et Or: un premier revers en 15 matchs

Le Rouge et Or s’incline 23 à 18 contre les Carabins à Montréal

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MONTRÉAL | Le Rouge et Or de l’Université de Laval a subi un premier revers depuis la Coupe Vanier 2017 en s’inclinant par la marque de 23-18 devant les Carabins de l’Université de Montréal, dans un match disputé, samedi, dans un CEPSUM rempli au bouchon.

En retard 18-16 après trois quarts, les Carabins se sont sauvés avec la victoire à la faveur d’un touché du quart-arrière Dimitri Morand sur une course d’une verge tôt au 4e quart mettant ainsi fin à une séquence de cinq défaites consécutives face au Rouge et Or qui, de son côté, subissait un premier revers après 14 victoires consécutives.

« Ça fait toujours du bien de battre Laval, a résumé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Ça n’arrive pas souvent. En raison des forts vents, on a remis le ballon à Laval à deux reprises et on espérait revenir au 4e quart en profitant du vent dans le dos. Certains ne le savent pas, mais nous avons une pas pire défensive. »

Constantin déçu

Déçu de la défaite, Glen Constantin était satisfait de l’écart de seulement cinq points. À deux reprises à la fin du 4e quart, il a préféré botter au lieu de tenter de convertir un 3e essai. « On a joué l’écart de points, a expliqué l’entraîneur-chef du Rouge et Or. Nous avions trop de terrain à parcourir pour prendre la chance d’accorder d’autres points aux Carabins. Avec cinq points de retard, nous ne sommes qu’à une possession de remporter le “spread” lors du match retour à Québec. Je suis confiant avec la qualité des entraîneurs et des joueurs que l’équipe va progresser. Il faudra voir quelle équipe progressera le plus en prévision du match retour, mais tout est permis avec un écart de cinq points. »

« On peut bâtir sur ce match, de poursuivre Constantin. Ma principale crainte avant ce match concernait notre jeune ligne défensive et elle s’est très bien comportée contre la meilleure ligne offensive que nous avons affrontée cette année. Je suis vraiment content. Notre quart-arrière vivait son baptême du CEPSUM, mais ça reste une affaire d’équipe. Il ne perd pas ou ne gagne [pas] des parties par lui-même. Ce n’était pas de la grande stratégie. Ils plaçaient 6, 7 ou 8 joueurs dans la boîte avec des couvertures zéro et un. Ça devenait très difficile de courir et ça forçait le quart-arrière à lancer. Nous n’avons pas eu de succès par le jeu aérien. »

Héros d’un jour

Jean-Sébastien Bélisle a joué les héros en réussissant un touché au premier quart sur un retour d’interception de 60 verges. Sur la séquence offensive suivante du Rouge et Or, les Carabins ont réussi un autre larcin cette fois par Redha Kramdi. Cette deuxième interception a mené au touché de Ryth-Jean Giraud sur une passe d’une verge.

« C’est notre identité, a indiqué Maciocia au sujet des trois interceptions. On a déguisé nos couvertures. On savait qu’il fallait placer Laval en 2e essai et long. Leur quart-arrière a bien géré son match. Je ne veux rien enlever à Hugo [Richard], mais Laval avait réussi un seul touché offensif contre nous l’an dernier en trois parties. » Ancien coéquipier de Chénard dans les rangs collégiaux, Bélisle a profité d’une passe errante pour inscrire les Bleus à la marque. « Notre défensive nous donne la possibilité de marquer des points, a indiqué le demi de coin de 5e année qui a aussi été le meilleur des Bleus avec 5,5 plaqués. On avait le vent dans la face au 1er quart et ce fut une interception importante qui nous a donné des ailes. J’ai profité de la bévue du quart-arrière et c’était important que je me rende dans la zone des buts. Ce fut difficile contre Laval en 2018 [3 défaites], mais on voulait leur montrer que nous étions encore là. »

Pas un gros match pour les quarts-arrière

Le baptême du CEPSUM a été ardu pour Samuel Chénard.

Victime de trois interceptions et de trois sacs, le pivot de 5e année a été pressé pendant tout le match. « J’ai eu de la misère, mais la saison est encore longue et on doit tourner la page, a résumé Chénard qui a complété 15 de ses 32 passes pour 86 verges. C’était très bruyant, mais nous avons bien exécuté le compte silencieux.»

Qu’est-ce que Chénard peut apprendre de ce premier match en carrière contre les Carabins ? « Je ne dois pas forcer les choses, a-t-il indiqué. J’ai pris des décisions trop rapides, notamment sur la première interception, au lieu de manger le ballon. Ce fut une mauvaise passe sur l’interception à Bélisle. Je dois revenir plus fort. »

Tout comme Chénard, Dimitri Morand n’a pas connu un grand match, mais il affichait son plus beau sourire après la rencontre. « L’offensive en a juste assez fait pour qu’on obtienne la victoire, a souligné le pivot des Bleus qui a complété 8 de ses 20 passes pour 34 verges. Ça fait du bien de s’en aller dans notre semaine de congé avec une victoire. Tous les gars ont le sourire. Le mot d’ordre toute la semaine était qu’on pouvait les battre. Notre jeu au sol a bien fonctionné, mais je dois mieux jouer. La défensive et les unités spéciales ont eu un gros mot à dire dans notre victoire. »

Nouvelle image

Auteur du premier touché des Carabins et de gains de 138 verges en 21 courses, Ryth-Jean Giraud a fait sentir sa présence, notamment avec deux belles courses au

4e quart qui ont mené au touché de Morand. « Nous avons une nouvelle image et nous avons des choses à régler en offensive, a indiqué le porteur de ballon de 2e année. Les deux grosses courses ont fait du bien et permis de sceller notre victoire. Même si on tirait de l’arrière après trois quarts, nous avions bon espoir de revenir. »

La bataille des frères Harelimana a tourné cette fois-ci à l’avantage de Brian. « On s’est parlé après le match et Brian m’a dit que j’allais maintenant comprendre ce qu’il a vécu au cours des deux dernières années, a raconté Kean. Nous sommes déçus de la défaite, mais pas dévastés. Ce ne fut pas parfait en défensive, mais je suis content de l’effort des gars et nous avons prouvé que nous pouvons jouer avec eux. Ce match n’est pas une finalité et nous allons nous retrouver en octobre. »