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Manifestation pour un registre public des délinquants sexuels

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QUÉBEC | Les tenants d’un registre québécois public des délinquants sexuels et de l’abolition du délai de prescription tiendront une manifestation devant l’Assemblée nationale dimanche après-midi.

Lors de la campagne électorale l’an dernier, la CAQ fut le seul parti politique à montrer une ouverture vis-à-vis de cette idée. Les manifestants tiennent donc à lui rappeler ses promesses électorales. 

Par ailleurs, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a assuré que son parti tiendra parole dans ce dossier. 

Le gouvernement fédéral tient un registre dans lequel sont systématiquement inscrits tous les Canadiens condamnés pour des infractions de natures sexuelles. Mais seules les forces de l’ordre y ont accès. 

«On souhaite sincèrement que le registre soit encadré. On ne veut pas créer une chasse aux sorcières monstre», a expliqué Nancy Roy, directrice générale de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues. 

Au pays, 54% des crimes sexuels sont commis au Québec. La moitié des victimes sont des enfants. 

«Ce qui a été prouvé dans les autres provinces qui l’ont adopté, c’est qu’il y a beaucoup d’arrestations préventives, a affirmé Nancy Roy. À notre avis, ça sauve beaucoup de victimes.» 

Cette manifestation est prévue devant l’édifice de l’Assemblée nationale, deux jours avant la rentrée parlementaire.