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Demandes aux partis politiques fédéraux: priorité aux transports en commun

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La mairesse de Montréal, Valérie Plante, demande au prochain gouvernement fédéral d’investir de façon prioritaire dans le transport collectif, pour contribuer au financement de grands projets de transport comme la ligne rose, le prolongement de la ligne orange vers l'ouest et le tramway dans l’axe Notre-Dame. 

«Vous le savez les défis et les besoins sont énormes à Montréal. La ligne orange est saturée, les pistes cyclables sont plus utilisées que jamais et les routes sont congestionnées. Il faut sortir de la logique de l’auto-solo et développer des infrastructures de transport collectif et de transport actif si on veut que la situation s’améliore», a dit Mme Plante. 

Des investissements dans le réseau de pistes cyclables sont souhaités. La mairesse demande aussi à Ottawa de rendre obligatoire l’installation de barres latérales sur les camions à l’échelle canadienne pour améliorer la sécurité des cyclistes et des piétons. 

Pas de montants 

La liste d’épicerie présentée lundi matin et destinée aux partis fédéraux, en vue du scrutin du 21 octobre 2019, ne spécifiait pas les sommes d’argent réclamées. 

«C’est pas toujours facile à chiffrer», a commenté la mairesse au sujet des demandes en mobilité. 

L’absence de montants a d’ailleurs été critiquée par le chef de l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville. «Pour nous c’est mitigé, une liste d’épicerie très large, très vague, aucunement chiffrée», a commenté Lionel Perez. 

Des engagements financiers précis seront demandés après l’élection d’un nouveau gouvernement fédéral, a expliqué l’entourage de Mme Plante. Dans un premier temps, l’administration souhaite l’inclusion de ses propositions dans les plateformes électorales. 

Mesures environnementales 

L’adaptation aux changements climatiques coûtera des milliards de dollars et la Ville ne peut pas assumer l’entièreté des dépenses, a aussi expliqué la mairesse. Une hausse des investissements en électrification des transports et des actions pour réduire l’utilisation du plastique font partie des demandes pour favoriser la transition écologique. 

Quant au projet de Grand parc de l’Ouest, pour lequel Ottawa a déjà promis 50 millions $, la mairesse a assuré qu’il y aura des discussions additionnelles avec les chefs de partis. 

Par ailleurs, Mme Plante a pressé Québec et Ottawa de conclure une entente pour financer de nouveaux logements sociaux et entretenir les HLM existants. 

La mairesse n’a pas voulu mentionner quel parti défend les valeurs les plus alignées aux siennes.

Déjà des engagements pour les partis

La mairesse de Montréal Valérie Plante a demandé lundi aux partis fédéraux de prioriser les transports collectifs et électriques dans leurs investissements. Ceux-ci ont déjà dévoilé certains de leurs engagements en ce sens: en voici un tour d'horizon.

Le Parti conservateur du Canada (PCC) a annoncé qu'il souhaite réintroduire le crédit d’impôt pour le transport en commun vert. Ce crédit serait notamment applicable aux laissez-passer pour des déplacements illimités dans les autobus locaux, les tramways, les métros, les trains de banlieue et les traversiers.

De son côté, le Parti vert du Canada (PVC) désire, entre autres, que le transport public terrestre ne soit responsable d’aucune émission de carbone à travers le Canada d’ici 2040 dans le cadre d’une stratégie nationale. L’accent serait mis sur le transport ferroviaire et inclurait un réseau d’autobus électriques.

Un fonds national d’infrastructures pour le vélo et la marche serait également dans son plan afin de favoriser un transport plus actif et plus vert.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) aimerait électrifier les transports collectifs et les flottes de véhicules municipaux du Canada d’ici 2030. Pour ce faire, le financement fédéral serait distribué pour favoriser la mise en œuvre de projets à faibles émissions de carbone, comme les autobus et trains électriques sans émissions.

Le NPD prévoit également aider les provinces et les municipalités à élaborer un système de transport collectif gratuit.

Le Bloc québécois compte pour sa part transférer «sans condition et en bloc» les sommes dédiées aux infrastructures québécoises au gouvernement du Québec afin d’éviter les lourdeurs administratives et les retards.

Le Parti libéral du Canada (PLC) continuerait d'investir dans les transports en commun. Sans mentionner d'engagement précis, le parti souligne qu'il s'agit d'une priorité de moderniser les infrastructures pour permettre aux Montréalais de se déplacer aisément.

Certains de ces différents engagements électoraux sont présents sur la plateforme web des différents partis.