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Dans la soupe de Claude Julien

Le poste de Jordan Weal semble pratiquement assuré

Jordan Weal est dans les bonnes grâces de l’entraîneur Claude Julien.
Photo Pierre-Paul Poulin Jordan Weal est dans les bonnes grâces de l’entraîneur Claude Julien.

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La compétition pour dénicher une place sur le quatrième trio du Canadien sera féroce jusqu’à la toute fin. Des joueurs de profondeurs, il en pleut au camp du Tricolore. Du groupe, Jordan Weal bénéficie d’un préjugé favorable auprès de l’état-major du Canadien.

« Je serais très déçu s’il n’avait pas une place dans notre équipe. Surtout de la façon dont il a terminé la saison », a indiqué Claude Julien, en matinée.

Il faut dire que l’athlète de 27 ans a offert de bons services au Canadien, à la suite de son acquisition, à l’approche de la dernière date limite des transactions. En 16 rencontres, l’attaquant a récolté 10 points, dont quatre buts.

« C’est un gars que tu peux placer à différentes positions dans ta formation et il va toujours bien performer. C’est ce qu’on aime de lui », a déclaré l’entraîneur du Canadien.

Cette moyenne de ,625 points par rencontre, Weal ne s’en était jamais réellement approché depuis le début de sa carrière. En fait, il avait vécu une situation similaire à la fin de la saison 2016-2017. Rappelé par les Flyers, en fin de saison, il avait amassé 12 points, dont huit buts, en 23 rencontres.

« Les occasions que te donne un entraîneur comptent pour beaucoup dans le rendement. Il y a tellement de bons joueurs que c’est le cas pour plusieurs gars dans la ligue », a soutenu Weal, en entrevue avec Le Journal de Montréal.

« Regardez Vegas, a-t-il cité en exemple. C’est la plus belle preuve. Chez les Golden Knights, plein de joueurs de deuxième et de troisième trios ont été réunis au sein d’une même équipe et ils ont atteint la finale de la Coupe Stanley. »

Un rare centre droitier

Weal n’a pas mis de temps à tomber dans les bonnes grâces de Julien. Ce dernier l’a utilisé à profusion en supériorité numérique. Au cours des 16 derniers matchs du Canadien, les 16 qu’il a disputés, Weal a été le deuxième attaquant le plus utilisé par Julien avec l’avantage d’un homme (27 mins 16 s). Seul Jonathan Drouin l’a devancé avec un temps d’utilisation de (28 mins 22 s) en attaque massive.

« C’était un atout très important en fin de saison. Sur notre attaque massive, il a amené une dimension qui nous a vraiment aidés », a soutenu Julien.

Il faut dire que Weal a un atout non négligeable dans sa manche. Andrew Shaw et lui étaient les deux seuls attaquants droitiers capables de jouer au centre. Et Shaw est retourné à Chicago au cours de l’été.

« Andrew a pris beaucoup de mises en jeu l’an passé du côté droit. Il va falloir en avoir d’autres qui feront le travail », a mentionné l’entraîneur-chef.

À ce niveau, son seul compétiteur se nomme maintenant Nick Suzuki.

Dur pour le dos

Sans compter que Weal a prouvé son efficacité dans le cercle des mises en jeu. Depuis son arrivée à Montréal, il a remporté 55,1 % des 156 duels auxquels il a participé. Au sein du Tricolore, il n’y a que Phillip Danault qui a mieux fait (59,7 %). De plus, au cours de la même période, le Québécois a été le seul à se présenter plus souvent (300) que Weal à l’un des points rouges.

D’ailleurs, on fait souvent état de l’aspect physique des joueurs lorsqu’ils se présentent au camp. Certains sont plus forts, d’autres sont plus minces. Certains ont travaillé leur coup de patin, d’autres leur maniement de rondelle et leurs lancers.

Quand est-il des mises en jeu ?

« Je regarde des vidéos, mais je ne fais pas vraiment d’exercices de mises en jeu. Tu ne peux pas faire ça 12 mois par année, a soutenu le choix de troisième tour des Kings en 2010. Ça a l’air banal, mais prendre des mises en jeu, c’est dur pour le bas du dos. Tu es toujours penché et tu surutilises certains muscles dans un mouvement qui n’est pas nécessairement naturel. »

« Ça prend du repos. Surtout pour un gars de ma charpente qui affronte des centres de 225 livres », a-t-il ajouté.