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Les jeunes ou les vétérans?

Nick Suzuki et Ryan Poehling tenteront de se tailler un poste avec le Canadien.
Photo Martin Chevalier Nick Suzuki et Ryan Poehling tenteront de se tailler un poste avec le Canadien.

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Bon, passons maintenant aux choses sérieuses. C’est le début du calendrier des matchs préparatoires. Le Canadien compte sur 29 joueurs avec des contrats. Et, comme le disait Claude Julien au cours du week-end : « On ne se contera pas d’histoires, il n’y a pas 23 postes disponibles. »

Merci Claude. On a vite compris qu’il y a peu de places et que si un joueur recru veut obtenir sa place dans la formation, il devra se démarquer, être nettement supérieur à tous les autres qui postulent pour un poste régulier.

Tous les autres, ce sont ceux impliqués dans une lutte sans merci pour un ou deux postes en attaque, et pour ceux qui aimeraient appartenir au top 6 chez les défenseurs, en sachant qu’il y a une possibilité pour une place.

Nick Suzuki, Ryan Poehling et Josh Brook sont les trois noms apparaissant en caractères gras sur la liste des candidats.

Suzuki pourrait se faufiler dans le top 6 des attaquants, me disait un observateur près de l’équipe.

« Il possède plusieurs ressources. Certains diront qu’il n’est pas rapide, mais moi, je dirais qu’il sait justement exploiter ses ressources pour compenser cette lacune. »

Et Poehling ?

Faire face à L’adversité

C’est là que ça se complique. Il y a tellement de joueurs pour compléter les deux derniers trios qu’il faudra éventuellement placer quelques joueurs au ballottage.

La question qui reviendra souvent au cours des prochains jours : Les décideurs de l’organisation vont-ils privilégier les plus jeunes, ceux qu’on a identifiés comme l’avenir de la concession, pour accélérer leur progression et leur adaptation à la Ligue nationale ?

Dans le contexte actuel, pourquoi ne pas donner toutes les chances aux jeunes joueurs de l’organisation plutôt que s’accrocher à des vétérans qui ne sont que de passage ?

Sauf que pour gagner, diront les entraîneurs, de bons vétérans, conscients de leur rôle, apportent plus d’équilibre à une formation. On va les préférer à des jeunes sans trop d’expérience parce que l’objectif – les séries éliminatoires – à atteindre exige que les participants réagissent mieux à l’adversité.

Et parfois, on ajoutera : « On préfère voir Poehling jouer 20 minutes par match à Laval plutôt que 10 minutes à Montréal. »

Une théorie qui a des failles. Qui dit que Poehling n’obligerait pas Claude Julien à lui donner plus de responsabilités à la suite de ses performances ?

Se démarquer. De cette façon, on fait réfléchir bien des gens. Ce n’est pas une garantie qu’il y aura un poste, mais on invitera les décideux à une très longue réflexion.

Le Pentagone

Que Victor Mete ne sache pas qui est Stéphane Richer, il y a de quoi soulever les discussions. L’organisation devrait s’interroger sur sa façon d’accueillir les nouveaux joueurs.

Également, celui qui s’amène à Montréal devrait connaître son employeur. Saku Koivu avait pris soin de s’informer sur l’histoire de la concession qui venait de le réclamer au premier tour du repêchage. Qui plus est, au cours de sa carrière, il a eu l’opportunité de croiser plusieurs anciens joueurs dans les corridors de l’amphithéâtre.

Par conséquent, Mete aurait pu prendre quelques heures pour connaître les grands moments de l’histoire du Canadien. D’un autre côté, lui a-t-on fourni l’opportunité de croiser Richer, soit dans le vestiaire ou encore dans les corridors du Centre Bell ?

La réponse est non. Le vestiaire du Canadien est subitement devenu le Pentagone. Personne n’y a accès sans autorisation. Marc Bergevin a créé un climat de méfiance.

Les temps ont changé

On est bien loin de l’époque où Toe Blake s’amenait dans le vestiaire dans les années 1970 et passait plusieurs minutes à jaser avec les joueurs, les jeunes comme les vétérans. On est bien loin de l’époque où l’histoire de l’équipe était racontée par la présence des anciens.

Peut-être que Mete aurait pu faire connaissance avec Richer avant de le voir signer des autographes au tournoi de golf du Canadien. Peut-être aurait-il appris qu’il avait connu deux saisons de 50 buts.

Toutefois, relativement aux statistiques, je maintiens qu’il aurait pu apprendre l’histoire de la concession en s’informant.

Peut-être que la haute direction devrait s’en charger.

 

McAvoy : le gros lot dans trois ans

Je présume que Charlie McAvoy va attendre les Bruins avec une brique et un fanal à la conclusion du contrat de trois ans qu’il vient de signer.

Une entente similaire à celle de Zach Werenski. McAvoy touchera 7,3 millions $ à la dernière année de l’entente et les Bruins devront lui offrir la même somme à titre d’offre qualificative.

Quelle route emprunteront maintenant Patrik Laine, Mikko Rantanen et Brayden Point ? Accepteront-ils un contrat passerelle de trois ans ? Point et Rantanen voudront-ils une entente comparable à celle de Mitch Marner, un contrat de six ans d’une valeur de près de 11 millions $ annuellement ?

Sans aucun doute pour Rantanen.

Dans le cas du Lightning, le directeur général Julien BriseBois voudrait bien que la tradition de l’organisation soit maintenue avec une entente passerelle d’une valeur de 17 millions, dans ce cas-ci, un contrat de trois ans, comme l’avait accepté Nikita Kucherov il y a quatre ans.

Défenseur fiable

Au sujet de McAvoy, il s’en remet à son talent. Il a déjà convaincu les observateurs qu’il deviendra, si ce n’est pas déjà le cas, le défenseur le plus fiable chez les Bruins.

Dans quatre ans, quand l’équipe de Boston devra lui faire une offre qualificative pour conserver son droit d’association avec le joueur, McAvoy saura exactement ce que l’avenir réserve à l’organisation.

Patrice Bergeron aura plus de 35 ans, Zdeno Chara sera à la retraite comme joueur.

Et Tuukka Rask sera-t-il toujours un gardien de bon niveau ? David Krejci possèdera-t-il les ressources pour occuper le poste de joueur de centre numéro deux ? Dans cinq ans, et après avoir touché plus de 21 millions $ lors des quatre dernières saisons, McAvoy pourra décider s’il demeure à Boston où s’il teste le marché des joueurs autonomes sans restriction.

Des options intéressantes, n’est-ce pas ?