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Pourquoi pas le Bloc?

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La première utilité des élections, c’est de décider qui va gouverner. Dans cette campagne-ci, les deux principales options sont les libéraux et les conservateurs.

Consensus québécois

Que fait un Québécois qui, comme beaucoup de ses concitoyens, trouve que Justin Trudeau n’a pas l’envergure d’un premier ministre et qu’Andrew Scheer a des convictions personnelles inquiétantes sur le plan social ? Que fait un Québécois qui appuie la loi sur la laïcité, qui croit que les changements climatiques doivent être combattus et qui pense qu’on devrait taxer les géants du web ?

Il pourrait toujours regarder du côté du NPD, comme il l’a déjà fait, et dont il partage certaines positions. Sauf qu’il ne gouvernera pas.

Reste le Bloc québécois, qui ne gouvernera pas davantage, mais qui est le seul parti axé à 100 % sur les consensus québécois, comme le rapport d’impôt unique.

Précaire

On parle beaucoup de la renaissance de l’ancien parti de Gilles Duceppe sous la direction d’Yves-François Blanchet qui travaille sérieusement et avec honnêteté. Pourtant, les sondages le créditent d’environ 21 % d’appui, ce qui est à peine plus que son score de 2015 et moins que celui de 2011. Peu de Québécois le considèrent comme une option.

On s’est pourtant fait dire pendant des années que le Québec serait plus fort en participant au gouvernement du Canada. Or, nous avons le plus fort contingent d’élus québécois au sein du parti ministériel depuis Mulroney et ça a surtout procuré la légitimité à Justin Trudeau d’ignorer les demandes du Québec.

Bref, nous ne sommes certainement pas plus forts depuis que le Bloc ne l’est plus assez pour imposer nos préoccupations dans les discussions à Ottawa.

Oui, le Bloc est souverainiste et les Québécois ne sont pas là, mais on ne peut pas faire l’indépendance depuis le Parlement du Canada.

Finalement, il y a bien peu de raisons de ne pas considérer le Bloc.