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Tu veux jouer? On va jouer!

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Dans quelques jours, Monopoly lance une édition spéciale au Canada, basée sur l’émancipation des femmes.

Dans la nouvelle version du jeu, la nièce entrepreneuse de monsieur Monopoly nous propose d’acheter des inventions faites par des femmes. Aussi, les joueuses reçoivent plus d’argent que les joueurs.

S’il y a un domaine qui devrait représenter l’évolution de la société, c’est bien celui des jeux de société. Pourtant, même si on retrouve des Barbies astrophysiciennes et des Ken serveurs barista, certains jeux ne sont pas encore fidèles à l’évolution des mœurs.

Mais qu’arrive-t-il quand un jeu comme Monopoly prend les devants en matière de renversement des inégalités ? Parfois, cela va trop loin.

« Une partie du plaisir est d’imaginer que c’est vrai »

« Imaginez que c’est vrai » : c’est ce que la compagnie Hasbro met de l’avant dans la vidéo promotionnelle du nouveau jeu Monopoly. Non merci, je ne veux pas me contenter d’imaginer un monde paritaire. Je ne veux pas être avantagée par rapport aux hommes, comme le jeu le préconise. Je ne veux pas avoir de passe-droits. Je sais que je n’en ai pas besoin. Je veux simplement l’égalité, comme le propose le féminisme.

Je me demande pourquoi pareil jeu existe. Simple coup marketing ? Sûrement. Serait-ce dans le but de masquer les inégalités qui existent dans la réalité ? Peut-être. Mais si la mission est d’anesthésier les femmes, sachez qu’un jeu de société n’y parviendra pas.

Il n’est pas normal qu’en 2019, au Canada, une femme gagne seulement 71 sous pour chaque dollar gagné par un homme. Il est temps de faire table de rase de tout ce qui nous détourne des réels enjeux et de brasser les dés de la réalité.

Au lieu de jouer sur une planche, continuons à plancher sur l’élimination des véritables inégalités. Les femmes ont le droit, elles aussi, de gagner au jeu de la vie.