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Hortau en mode croissance

Québec annonce une subvention de 4,7 M$ à l’entreprise de Lévis

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Après avoir développé un système permettant d’assurer la gestion en temps réel de l’irrigation des productions agricoles, l’entreprise Hortau s’attaque maintenant à l’usage des fertilisants, aux insectes et aux prévisions météorologiques.

C’est ce qu’a révélé le grand patron de l’entreprise lévisienne, mardi, alors que le gouvernement du Québec a annoncé une subvention de 4,7 millions $ par l’entremise de son Fonds vert à Gestion AgrIA, dont Hortau est l’un des fondateurs.

« L’objectif est de poursuivre le développement de notre technologie qui était axée, jusqu’à présent, à réduire l’utilisation de l’eau dans le monde de l’agriculture », indique au Journal le président-directeur général chez Hortau, Jocelyn Boudreau. Ce dernier avait été invité en 2015 à la Maison-Blanche pour présenter sa technologie.

Moderniser l’agriculture

La subvention de 4,7 millions $ s’inscrit dans un budget de 20 millions $ qui servira au cours des prochains mois à bonifier les capteurs dans le sol d’Hortau. Ils visent à aider les producteurs agricoles à augmenter leur productivité tout en diminuant de façon significative leurs émissions de gaz à effet de serre.

Actuellement, Hortau, qui se spécialise dans les systèmes de gestion de l’irrigation sans fil et web, représente une famille d’environ 80 travailleurs.

La compagnie brasse des affaires au Canada, mais également aux États-Unis. Elle a notamment des bureaux à San Luis Obispo, en Californie.

Depuis 2017, Hortau travaille sur son premier modèle prédictif et de contrôle global des productions végétales en collaboration avec Gestion AgrIA. Cette technologie a été testée en 2018 dans des fermes du Québec.

« On veut maintenant développer et commercialiser de nouveaux capteurs pour mesurer l’utilisation nécessaire des fertilisants avec des mesures en temps réel. On souhaite aussi une technologie qui permettra d’assurer une gestion des maladies et des insectes, par exemple avant une éclosion », note M. Boudreau.

« Par ailleurs, nous utilisons de plus en plus l’intelligence artificielle, ce qui nous permet de faire des prévisions et d’agir en lien avec la météo », dit celui qui habite en Californie.