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Mitsubishi ouvrira un centre d’ingénierie en territoire québécois

Mitsubishi ouvrira un centre d’ingénierie en territoire québécois
Photo AFP

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Le géant japonais Mitsubishi va annoncer jeudi l’ouverture d’un centre d’ingénierie en aéronautique dans la région de Montréal.

L’information a été publiée mardi par le site web spécialisé The Air Current et n’a pas été démentie par Mitsubishi.

Le centre doit contribuer au développement du SpaceJet, la nouvelle gamme d’avions régionaux de Mitsubishi, qui regroupera les appareils M90 et M100. C’est en juin que l’avionneur a annoncé le M100, pour lequel beaucoup de travail reste à accomplir. À l’heure actuelle, les ingénieurs de Mitsubishi travaillent principalement au Japon et dans la région de Seattle, aux États-Unis.

Mitsubishi a déjà annoncé la tenue à Montréal, samedi, d’un événement de recrutement. On précise rechercher plus particulièrement « des candidats ayant un profond savoir-faire en aviation, en aéronautique et en gestion de programmes ».

Employés de Bombardier

L’avionneur veut recruter des ingénieurs de Bombardier qui ont perdu leur emploi au cours des derniers mois ou qui pourraient être licenciés prochainement avec la fin annoncée de la production des jets régionaux CRJ.

Mitsubishi a déjà débauché plusieurs employés de Bombardier afin de faciliter la certification de son SpaceJet, une campagne qui a fait l’objet d’une poursuite judiciaire de la part de la multinationale québécoise. Le litige est toutefois devenu caduc depuis que Mitsubishi a annoncé, en juin, l’acquisition du programme CRJ de Bombardier pour 550 M$ US.

Il faudra voir si Québec participera financièrement au projet de Mitsubishi. En juillet, l’entreprise s’est inscrite au Registre des lobbyistes afin de solliciter le ministère de l’Économie et Investissement Québec pour une aide financière touchant le développement en aéronautique.

« Les fonds obtenus seront utilisés pour l’achat d’équipement, l’embauche de personnel et la location d’un immeuble », précisait-on.

Il a été impossible mardi de savoir si le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, allait participer à l’annonce de Mitsubishi, jeudi.