/sports/hockey/canadien
Navigation

Nicolas Deslauriers l’avait vu venir

Coup d'oeil sur cet article

Dans un contingent à l’attaque mené par des jeunes joueurs rapides et axé davantage sur la production offensive que sur la robustesse, il devenait plutôt clair que le temps de Nicolas Deslauriers était compté dans l’organisation du Canadien de Montréal.

De fait, le directeur général Marc Bergevin s’est départi de l’attaquant de soutien en retour d’un choix de quatrième tour des Ducks d’Anaheim au repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH), juste avant l’ouverture du marché des joueurs autonomes cet été.

Philippe Lecavalier, agent assigné à Deslauriers chez Quartexx Management, avait constaté en amont les écueils auxquels faisait face son client québécois quant à son futur à Montréal.

«Ça ne fait jamais plaisir de quitter une équipe comme les Canadiens, a d’abord concédé le frère de Vincent Lecavalier en entrevue au réseau TVA Sports, mardi. Il a grandi avec le Canadien. Il avait vraiment le CH tatoué sur le cœur.

«Par contre, je pense qu’il commençait à voir qu’il avait moins sa place dans le genre d’équipe que les Canadiens de Montréal étaient en train de se bâtir. Pour des gros bonshommes comme Nicolas, c’est plus difficile de cadrer dans ça. Il n’était pas nécessairement vu comme une solution à Montréal. En s’en allant dans une équipe de l’Ouest, où le jeu est beaucoup plus robuste, ses services vont être plus en demande.»

En deux saisons dans l’uniforme du CH, de 2017 à 2019, Deslauriers a totalisé 12 buts et sept aides en 106 matchs, et cumulé 77 minutes de pénalité. À Anaheim, l’ailier de 28 ans en sera à sa troisième formation dans la LNH, après ses séjours avec les Sabres de Buffalo (quatre campagnes) et le Tricolore.

Mardi soir, les Ducks allaient disputer une première rencontre préparatoire aux Sharks à San Jose.