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Tramway: le maire doit répondre

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Après 12 ans à la tête de la Ville de Québec, le maire Labeaume devrait savoir qu’il n’y a pas pire stratégie de communication que de garder le silence. C’est encore plus vrai lorsqu’il est question du plus grand projet d’infrastructure de l’histoire de Québec.

Interrogé à propos du tramway, et de sa promesse de répondre aux questions bientôt, avant le conseil municipal hier, le maire a plutôt rétorqué en critiquant le travail des médias et des journalistes.

À l’écouter, c’était presque comme si leur seul but était de saboter le projet. Or, le travail des journalistes, et ça aussi M. Labeaume aurait dû le comprendre depuis le temps, consiste à informer la population.

Et des questions sur le tramway, la population s’en pose, et c’est tout à fait normal. On ne parle pas ici que d’opposants, mais aussi de gens qui sont favorables au projet et qui s’y intéressent. Le meilleur moyen de maintenir cette adhésion, sinon de la susciter, c’est de communiquer.

Il y a certes une tranche de la population qui continuera de s’opposer au projet. Il faut dire aussi qu’il se fait énormément de démagogie sur le tramway, de la part de gens qui visiblement ne suivent pas et ne connaissent pas les dossiers tant leurs arguments sont à côté de la plaque.

Je peux aussi comprendre M. Labeaume de douter de la réelle volonté de Jean-François Gosselin, chef de l’opposition à l’hôtel de ville, lorsqu’il réclame plus d’informations sur le projet. La bonne foi ne l’a pas particulièrement guidé depuis le début dans ce dossier.

Fausse excuse

Mais au-delà de répondre aux questions de l’opposition, le travail du maire et des élus de la Ville de Québec implique de communiquer avec la population, de l’informer, de faire preuve de transparence à son égard.

L’excuse du maire, selon laquelle il ne veut pas favoriser une surenchère en prévision des appels d’offres, ne se tient pas.

Quant à l’entente de confidentialité dont a fini par parler le maire tard hier soir, j’ai bien hâte d’en savoir plus. Sauf que dans l’étude SRB-tramway de 2015, on ventilait les coûts d’exploitation, d’immobilisation et autres.

Le pire, c’est qu’en refusant de répondre sous tous les prétextes, le maire laisse toute la place aux détracteurs du projet, encore une fois.