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Un citoyen dénonce le dézonage d’un parc dans sa ville... pour la construction d'une maison de la Fondation Véro & Louis

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PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI Le maire de Varennes, Martin Damphousse

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Le dézonage d’une partie du parc Saint-Charles à Varennes, en Montérégie, pour la construction d’unités résidentielles, dont une maison de la Fondation Véro & Louis pour les autistes de 21 ans et plus, suscite la grogne de certains citoyens.

«Le maire de Varennes a décidé que nous, à Varennes, on avait besoin d’un développement domiciliaire et que le seul endroit où l’on pouvait avoir un développement, c’était dans ce parc-là», a expliqué le citoyen Marcel Leduc lors de son passage à QUB radio, à l’émission «Dutrizac», mardi.

Selon M. Leduc, les résidents n’ont aucunement été écoutés lors de la séance de consultation en juin dernier. Une pétition de quelque 2500 noms circule contre ce projet de construction résidentielle dans ce parc.

«La Ville nous a projeté le plan du futur développement sur un PowerPoint et on a dit “voilà, c’est ça qui va être votre nouveau développement dans votre parc Saint-Charles”», a-t-il mentionné à l’animateur Benoît Dutrizac, avant d’ajouter que «tout était fait, tout était réglé, tout était arrangé avec le promoteur» et que les citoyens n’avaient «plus rien à dire».

La maison de la Fondation Véro & Louis

Le projet est divisé en trois phases: la construction de la Maison Véro & Louis pour les autistes de 21 ans et plus; la construction de deux immeubles d’habitation locative; la construction de triplex et de maisons jumelées.

M. Leduc a affirmé que c’est «honteux» et «inacceptable», car, selon lui, le terrain pour la Fondation Véro & Louis, fondée par Véronique Cloutier et Louis Morissette, est en fait «un ancien dépotoir» avec des «contaminants de type industriel».

Jusqu’à maintenant, une pétition contre la construction du projet résidentiel a recueilli, selon M. Leduc, plus de 2500 signatures.

Réduction du projet

Face au mécontentement, les élus de la municipalité ont entériné une résolution le 9 septembre dernier qui réduit le nombre de logements dans la troisième phase du projet.

«Le conseil municipal s’est entendu avec le promoteur pour réduire la superficie du terrain ainsi que le nombre de logements qui y seront construits. De plus, aucun autre développement immobilier ne sera autorisé dans le parc Saint-Charles», avait alors affirmé le maire de Varennes Martin Damphousse, par communiqué.

Il a souligné que 2,4 millions de pieds carrés du parc Saint-Charles sont protégés à perpétuité.

ÉCOUTEZ l’entrevue de Marcel Leduc, citoyen de Varennes, sur QUB radio: 

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