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Une victoire pourrait changer la donne

Evan Bush confirme que le Championnat canadien est plus important qu’il n’y paraît

Le gardien Evan Bush accorde une grande importance au Championnat canadien.
Photo d’archives Le gardien Evan Bush accorde une grande importance au Championnat canadien.

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La dernière victoire de l’Impact en finale de la Coupe des Voyageurs remonte à 2014 et elle est survenue dans un contexte similaire à celui que vit l’équipe en ce moment.

La saison allait mal en MLS, l’équipe était éliminée et n’avait plus de raison de jouer. En ce moment, l’Impact a toujours une chance mathématique de participer aux séries, mais il aura besoin d’un petit miracle.

C’est pour ça que ce match aller contre le Toronto FC, mercredi soir, est important.

Evan Bush était aux premières loges pour observer les effets positifs qu’a entraînés cette victoire, qui a été un catalyseur pour l’année qui a suivi.

« En 2014, on traversait des moments difficiles et le championnat canadien a donné l’élan vers la saison 2015 avec la finale de la Ligue des champions, et nous nous sommes ensuite qualifiés pour les séries.

C’est une bouffée d’air frais et une occasion de tourner la page sur les dernières semaines en se concentrant sur quelque chose qui est important pour nous et les partisans. »

Réputation

Pour ceux qui se demandent encore à quoi peut bien servir ce championnat et s’il est important, il suffit d’écouter parler Bush pour en saisir toute la magnitude.

« La première chose que j’ai entendue au sujet de Montréal avant de venir ici, c’est le nom d’Eddie Sebrango et Santos Laguna, et ce que ça représentait pour le club et les partisans.

J’étais en deuxième division à l’époque et l’équipe aussi, et elle avait attiré une foule impressionnante au Stade olympique. J’ai aussi entendu parler à quel point la ville s’est ralliée derrière l’équipe. »

Le gardien fait référence au parcours de l’équipe en Ligue des champions en 2009, alors qu’elle n’avait pas encore fait son entrée dans la MLS.

Pour la petite histoire, l’Impact avait remporté le match aller du quart de finale contre Santos Laguna, une victoire de 2 à 0 devant 55 571 spectateurs au Stade olympique. Sebrango avait marqué les deux buts.

Plus beau souvenir

Bush y a lui-même goûté lors du parcours de 2015 qui a vu l’équipe montréalaise atteindre la grande finale contre Club América.

« Ce sont certainement mes plus beaux moments sur un terrain de soccer et je suis sûr que si vous le demandez aux partisans qui étaient dans les gradins ou qui regardaient les matchs à la télé, ils vous diront la même chose », a-t-il avancé.

Mais le gardien avoue conserver un regret quand il repense au match retour de cette finale que l’Impact menait 1 à 0 à la mi-temps et qu’il a finalement échappé 4 à 2 pour perdre la finale 5 à 3 au total des buts.

« On menait 1 à 0 à la mi-temps et on semblait en bonne position, mais tout a déraillé. »

Son regret vient du fait qu’il n’était pas à son poste parce qu’il avait écopé un second carton jaune au cours de la compétition lors du match aller à Mexico. L’Impact avait dû faire appel à un gardien de dépannage, Kristian Nicht.

« Je ne devrais pas dire que j’y pense tous les jours. J’y pense souvent », a-t-il admis un peu gêné.

« Quand on me demande quel est mon plus grand regret sur le plan sportif, je regrette le fait que je n’ai pas pu être avec mon équipe ce soir-là, parce que je pense que les choses auraient pu être différentes. Il nous manquait aussi Justin Mapp. »

Bien compris

Au-delà de tout ça, il y a aussi cette rivalité qui oppose l’Impact et le Toronto FC et qui est souvent mouvementée.

C’est surtout vrai quand les deux équipes sont compétitives, mais Bush assure que les problèmes actuels de l’Impact ne sont rien pour freiner l’élan de compétition qui anime ses coéquipiers et lui à la veille d’un duel contre Toronto.

« C’est une finale contre notre rival, je ne sais pas s’il y a quelque chose de plus à ajouter », a laissé tomber le gardien.

Et pour ceux qui s’inquiètent à savoir si les nouveaux venus sont au courant de l’intensité de cette rivalité, Daniel Lovitz se montre rassurant.

« Bojan [Krkic] a marqué lors du dernier match et je l’ai vu parler avec quelques-uns de leurs joueurs, je crois qu’il a rapidement compris les enjeux contre eux. »

Il faut maintenant passer de la parole aux actes.

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