/sports/football/alouettes
Navigation

Chris Matthews a rendez-vous avec son ancien club

Chris Matthews a rendez-vous avec son ancien club
TVA SPORTS/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Libéré par les Blue Bombers de Winnipeg le mois dernier, le receveur de passes Chris Matthews ne demande pas mieux que de jouer un rôle déterminant pour les Alouettes dans le match prévu samedi, au Stade Percival-Molson, contre ses anciens coéquipiers.

«C’est tout d’abord un autre match pour les Alouettes de Montréal, mais d’un point de vue personnel, je vous le dirai après la partie si c’était une rencontre comme les autres», a indiqué Matthews, se gardant bien d’ajouter de l’huile sur le feu lors d’une entrevue accordée après l’entraînement de l’équipe, mercredi.

Visiblement, Matthews n’a pas digéré complètement sa récente libération. Malgré tout, il regarde en avant et se sent de plus en plus à l'aise avec la formation montréalaise.

«Il y a vraiment une belle atmosphère ici. J’aime tout de cette équipe, le club bataille et travaille fort à chaque jour à l’entraînement, a-t-il observé. C’est la recette pour avoir du succès.»

Une cible parfaite

À son premier match avec les Alouettes, samedi dernier dans la défaite de 27 à 25 face aux Roughriders de la Saskatchewan, Matthews a capté une longue passe du quart-arrière Vernon Adams fils, un jeu de 42 verges survenu vers la fin du premier quart.

«C’est une grosse cible pour un quart-arrière, c’est un vétéran qui a joué dans la NFL et il comprend bien le jeu de la Ligue canadienne de football pour y avoir évolué pendant quelques saisons, a qualifié Adams fils, à propos de son nouveau coéquipier qui mesure 6 pi et 5 po. C’est un bon atout pour notre équipe. C’est excitant de l’avoir avec nous.»

«C’est un solide joueur de football, a pour sa part noté l’entraîneur-chef Khari Jones. La semaine dernière, il en était encore à apprendre notre système et il était ainsi un peu limité, mais on espère l’utiliser davantage et profiter de ses qualités. On doit simplement laisser le temps de développer une chimie entre lui et le quart-arrière. Nous avons un bon groupe de receveurs et il s’ajoute dans le portrait.»

Un receveur numéro 1?

Matthews, qui a connu ses meilleurs moments en carrière lors du Super Bowl disputé en février 2015 avec les Seahawks de Seattle, a pour sa part confiance de faire sa place avec les Alouettes.

«Du fait que je sois grand, on aime beaucoup m’utiliser pour des passes profondes, mais je suis capable de tout faire, a-t-il avancé. Je prends fierté à être un joueur régulier. À mes yeux, je suis un receveur numéro 1 et je continue de pousser dans cette voie pour le prouver.»

Le sport dans le sang

S’il est le cousin éloigné de la défunte légende de la NFL Reggie White, Chris Matthews doit d’abord ses qualités athlétiques à ses propres parents.

«J’ai ça dans le sang, toute ma famille est composée d’athlètes, autant du côté de mon père que du côté de ma mère», fait valoir le receveur de passes des Alouettes.

L’Américain de 29 ans parle avec fierté de son père Darel qui, comme lui, a pratiqué le football, le basketball et l’athlétisme. Sa mère Michele, une ancienne joueuse de basketball au niveau universitaire, demeure toutefois celle lui ayant transmis son désir de vaincre.

«C’est sûr que mon père a été une grande inspiration pour moi, mais ma mère était toute une joueuse de basketball, indique-t-il. Je me souviens d’avoir été au gymnase avec elle quand j’étais enfant et qu’elle avait mis ses souliers pour jouer avec moi. Elle réussissait chacun de ses paniers. Elle faisait des crochets de la droite, des crochets de la gauche. C’était frustrant. J’essayais de sauter pour bloquer le ballon, mais sans succès. Encore aujourd’hui, je peux dire que je n’ai jamais battu ma mère au basketball. Elle fait sans doute partie des raisons pour lesquelles j’ai bataillé pour faire carrière dans le sport professionnel.»

«Une journée triste»

À propos de White, Matthews n’a que de vagues souvenirs de son décès, le 26 décembre 2004. L’ancien joueur défensif des Eagles de Philadelphie et des Packers de Green Bay succombait alors, à 43 ans, d’arythmie cardiaque.

«Il était du côté de la famille à ma mère, mais je n’ai jamais eu l’occasion de le rencontrer personnellement, précise-t-il. J’étais très jeune quand il est décédé [NDLR: Matthews avait 15 ans]. J’ai vu beaucoup de ses souvenirs après sa mort, son équipement, ses souliers à crampons, mais je ne l’avais jamais rencontré.»

Matthews se souvient néanmoins que la mort de White, au lendemain de Noël, avait ébranlé plusieurs de ses proches.

«C’était définitivement une journée triste pour la famille. Toutefois, je ne peux pas dire que j’ai été affecté car je ne le connaissais pas, mais ça reste de la famille», affirme-t-il.