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Groupe Capitales Médias: l’édition du lundi menacée

Groupe Capitales Médias: l’édition du lundi menacée
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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Afin d’éviter au gouvernement d’injecter plus d’argent, les six quotidiens en difficulté de Groupe Capitales Médias risquent d’avoir à abandonner leur édition du lundi si jamais les revenus publicitaires ne sont pas au rendez-vous.

Groupe Capitales Médias: l’édition du lundi menacée
Photo Simon Clark

Selon le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, il s’agirait d’une façon d’éviter d’avoir à mettre à pied certains des 350 employés actuels de l’entreprise.

«On peut arrêter d’imprimer le lundi par exemple, on peut faire des choses, a déclaré le ministre. Il y a des services dont on pourrait se départir temporairement, mais il ne faut pas faire des choses qui vont mettre en péril une structure qu’un repreneur voudrait avoir.»

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Une hausse de revenus publicitaires pourrait toutefois permettre d’éviter ce genre de mesure. Or, à l’heure actuelle, c’est plutôt l’inverse qui est observé, selon le ministre.

«On a vu une chute [des revenus publicitaires]. C’est sûr que le processus qu’on a présentement, ça rend les gens un peu plus nerveux», a indiqué M. Fitzgibbon.

Un nouvel échéancier

Le syndic au dossier, Christian Bourque, doit déposer une requête visant à faire approuver un nouvel échéancier, a relaté le ministre.

La démarche entamée devant les tribunaux à la fin-août prévoyait que les quotidiens de Groupe Capitales Médias (GCM) devraient être vendus d’ici la mi-novembre avant de manquer de liquidités.

Le gouvernement a déjà allongé cinq millions de dollars additionnels afin de permettre à l’entreprise de poursuivre ses activités.

«J’ai demandé à ce qu’on n’ait pas à remettre d’argent, on a mis 5 M$ déjà», a rappelé M. Fitzgibbon.

Régimes de retraite

Le ministre a par ailleurs tenu à rassurer les retraités qui s’inquiètent du déficit qu’accusent leurs régimes.

«Beaucoup de choses ont été dites qui n’étaient pas tout à fait appuyées sur la vérité, a dit M. Fitzgibbon. Je pense que quand on regarde la performance des actifs de la société sur une base de pérennité, on peut conclure que le fonds de pension est équilibré. Ça, c’est une des choses que je veux dire à des retraités qui ont été secoués par certains commentaires de différentes personnes.»

Le Parti québécois a justement déposé ce matin une motion invitant Retraite Québec à enquêter sur le déficit de 65 M$ de GCM et l’impact de la vente des six journaux par Power Corporation en 2015, mais le gouvernement a refusé d’y consentir.

«Par le temps qu’on finisse le processus de vente, l’enquête ne serait même pas complétée», a commenté M. Fitzgibbon, qui préfère laisser les repreneurs évaluer la situation.