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Ambiance électrique pour de la visite rare

Les joueurs des deux équipes ont été accueillis par quelques milliers de Néo-Brunswickois

De nombreux partisans du Canadien ont encouragé leur équipe favorite, mercredi au Centre régional K.C. Irving.
Photo Agence QMI, Marc Grandmaison De nombreux partisans du Canadien ont encouragé leur équipe favorite, mercredi au Centre régional K.C. Irving.

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BATHURST | Il y avait près de 3000 personnes entassées près de l’entrée du Centre régional K.C. Irving pour accueillir les joueurs du Canadien et des Panthers.

Au sein du groupe, un nombre impressionnant d’enfants ayant fait l’école buissonnière.

« Je suis certain que les écoles sont probablement vides ce matin [mercredi]. Certains enseignants ne doivent pas avoir beaucoup d’élèves », a rigolé Claude Julien.

Ce que l’histoire ne dit pas, c’est que quelques professeurs se sont sans doute également prévalus d’un congé de maladie. On peut comprendre les habitants de cette région du Nouveau-Brunswick, gagnante du concours Kraft Hockeyville, d’avoir mis un frein à leurs activités quotidiennes le temps de quelques heures.

Après tout, ce n’est pas tous les jours que le Canadien débarque en ville. En fait, c’était la 13e fois que le Tricolore disputait un match préparatoire dans cette province des Maritimes, une première depuis 2007 à Moncton.

À propos de la frénésie qui habitait les jeunes croisés sur le tapis rouge, Jonathan Drouin s’est lui-même rappelé son enfance, une époque pas si lointaine où le Canadien tenait une portion de son camp à Saint-Jovite, dans les Laurentides.

« C’est la seule journée où j’avais le droit de rater l’école. Mon père m’amenait voir le Canadien pratiquer. Je me souviens d’avoir vu Alex Kovalev, José Théodore et Guillaume Latendresse, à son année recrue. C’étaient de beaux moments », s’est remémoré Drouin, qui a grandi à Huberdeau, à 20 minutes de l’aréna de Saint-Jovite.

« On connaissait le gars du pro-shop. Il m’amenait près des vestiaires, alors je voyais les joueurs marcher près de moi. C’était impressionnant. »

Luongo se souvient

Nouvellement retraité, mais toujours dans le giron des Panthers, Roberto Luongo n’était pas surpris de voir autant de personnes se déplacer pour l’événement. Il connaît bien l’engouement des citoyens du coin pour le hockey puisqu’il a fait son stage junior avec le Titan d’Acadie-Bathurst, il y a 20 ans.

« Il y avait vraiment une fièvre pour le hockey. Je me souviens qu’au début de chaque série, il y avait des gens qui dormaient dans des tentes, devant l’aréna, en attendant que les billets soient mis en vente », a raconté Luongo, acquis des Foreurs de Val-d’Or au milieu de la saison 1998-1999.

Le gardien n’a passé que quelques mois de sa vie à Bathurst, mais il s’est assuré d’y laisser sa marque, étant l’une des pierres angulaires du parcours qui avait mené cette formation jusqu’au tournoi de la Coupe Memorial.

« En demi-finale de la LHJMQ, lors des deux premiers matchs disputés à Québec, Roberto avait été bombardé. Dans le premier match, il avait reçu 65 lancers. Le Titan avait gagné 3 à 2 et ça avait donné le ton à la série », s’est rappelé Gille DeGrâce, affecté à la couverture du Titan pour le compte d’Acadie Nouvelle depuis le déménagement de l’équipe de Laval au Nouveau-Brunswick.

Défaite amère pour Julien

Cette victoire en demi-finale avait permis au Titan de rejoindre, en grande finale, les Olympiques de Hull dirigés par... Claude Julien. Cette confrontation avait connu son dénouement à Bathurst, dans un septième et ultime match remporté par le Titan au compte de 3 à 2.

« Je n’ai pas de bons souvenirs de cet édifice, a lancé Julien, sourire en coin. On avait perdu le septième match de la finale, ici, sur un but marqué tardivement (Marc Bouchard, à 17 min 44 s). »

« C’est plaisant de revenir dans un édifice où tu as eu l’occasion de coacher chez les juniors. C’était salle comble. Il n’y avait pas un siège libre », a-t-il repris.

On peut facilement l’imaginer. Mercredi, même s’il n’y avait rien à l’enjeu, l’ambiance était encore électrique et la salle comble.