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«Nos films, on les fait pour qu’ils soient vus»

Myriam Verreault plaide en faveur d’une communion entre les gens de cinéma et le public québécois

L’équipe du film Kuessipan a défilé sur le tapis rouge du Festival de cinéma de la ville de Québec, mercredi.
Photo courtoisie, Stéphane Bourgeois L’équipe du film Kuessipan a défilé sur le tapis rouge du Festival de cinéma de la ville de Québec, mercredi.

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La vie est belle ces jours-ci pour la cinéaste de Québec Myriam Verreault. Après que son nouveau film, Kuessipan, avait été couvert d’éloges au Festival international du film de Toronto, elle venait le présenter devant les siens, mercredi soir, au Palais Montcalm.

« Il va y avoir 22 membres de ma famille dans l’assistance. Je suis vraiment fière de revenir ici », a confié cette ancienne résidente du quartier Saint-Roch et de Loretteville, mercredi, quelques heures avant de fouler le tapis rouge du Festival de cinéma de la ville de Québec.

Précédé d’une rumeur favorable, son film est très populaire dans le circuit des festivals. Mais c’est le FCVQ que Mme Verreault a choisi pour la première québécoise.

« J’aime la façon dont ils sont rigoureux dans leur choix de films, tout en se souciant du grand public. Ils veulent que le public remplisse les salles. Au Québec, nous avons grandement besoin d’une communion entre les gens du cinéma, qui sont parfois dans une bulle, et le grand public. Nos films, on les fait pour qu’ils soient vus. »

Histoire d’amitié

Librement inspiré du roman du même nom de Naomi Fontaine, Kuessipan, un des beaux films québécois de 2019, suit l’évolution au fil du temps de l’amitié, mise à rude épreuve par les aléas de la vie, entre deux Innues.

Tourné à Uashat et Maliotenam, Kuessipan met à l’écran plusieurs résidents de ces communautés, qui sont tous des néophytes, à commencer par les deux vedettes, les étonnantes Sharon Fontaine-Ishpatao­­­ et Yamie Grégoire.

« Je ne pensais pas que ce serait aussi gros. Je croyais que ça allait jouer dans quelques salles, puis que ce serait fini. C’est comme un choc », a dit Yamie Grégoire.

Sa partenaire de jeu a aussi été surprise de l’impact du film, mais, a-t-elle dit, « je m’y attendais quand même un peu. En lisant le scénario, j’ai tellement trouvé ça beau que ça m’aurait fait chier si personne n’en avait parlé ».

Pas de demi-mesures

Les deux jeunes femmes sont catégoriques. Le plus difficile sur le plateau a été d’offrir une performance constante, malgré les nombreuses prises.

À cet effet, Myriam Verreault a indiqué qu’il n’était pas question de tolérer les demi-mesures.

« C’est tellement difficile ce que je leur demandais. Ce n’était pas parce que c’était des non-professionnelles que j’excusais le mauvais jeu. Il fallait que ce soit aussi bon qu’un pro, et même plus. Sinon, j’aurais pris des pros. »


Kuessipan prend l’affiche le 4 octobre

 

À voir jeudi au FCVQ

  • Titanic, place D’Youville, 19 h
  • Vivre à 100 milles à l’heure, Le Diamant, 20 h