/news/currentevents
Navigation

Une amende ou la prison pour quelques coups de pinceau?

Coup d'oeil sur cet article

SHERBROOKE – Une citoyenne qui avait peinturé des logements en échange d'une réduction de loyer devra décider si elle s'acquitte en entier d'une amende ou si elle prend le risque de passer quelques jours en détention.

C'est le dilemme qu'a laissé la juge Caroline Meilleur entre les mains de Nathalie Boutin, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke. 

En octobre 2015, Mme Boutin avait effectué des travaux de peinture dans l'immeuble résidentiel où elle demeure. Or, elle s'était fait pincer par un enquêteur de la Commission de la construction du Québec (CCQ), à la suite d'une plainte. 

Il est interdit, au Québec, d'effectuer de tels travaux dans un immeuble locatif. Seul le propriétaire des lieux peut les effectuer. Autrement, il doit embaucher un peintre qui détient sa carte de la CCQ. 

Nathalie Boutin avait écopé d'une amende de 390 $ à la suite de cet événement, qu'elle a partiellement payé. Il lui reste aujourd'hui 246 $ à payer. 

La citoyenne doit donc choisir entre payer le reste du montant et, par le fait même, plaider coupable, ou refuser de payer l'amende pour tenter de la contester. Elle s'exposerait alors à une peine pouvant atteindre deux jours de prison. 

Elle a affirmé qu'elle ignorait les lois sur la gestion de la main-d'œuvre spécialisée et que ces travaux étaient strictement réservés aux peintres qui détiennent leurs cartes de compétence. 

Mme Boutin, qui occupe un poste de préposée aux bénéficiaires, doit décider d'ici le 11 décembre ce qu'elle entend faire. 

- D'après les informations de Jean-François Desbiens, TVA Nouvelles