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11 questions geeks à Julien Bernatchez!

11 questions geeks à Julien Bernatchez!
Illustration: Marilyne Houde

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Humoriste bien connu du Web québécois (ses nombreuses participations à Sous écoute — qui sont hyper appréciées des fans du fameux podcast Mike Ward, d’ailleurs — en témoignent), Julien Bernatchez est aussi un geek dans l’âme (cherchez son projet Carapace Blues sur Facebook!) et — mine de rien — un vétéran de la baladodiffusion locale.  

Le projet qu’il anime — Des si et des rais — soulignait en septembre sa 400e édition. D’où cette jasette!    


400 épisodes plus tard, quel est, selon toi, le moment le plus mémorable de Des si et des rais?  

Ah ça c’est assez déchirant, je les déteste tous un peu égaux! C’est certain que j’ai un faible pour les shows thématiques, par exemple notre spécial sur la musique ska, les Skatophiles, qui est un épisode légendaire chez les fans.    

Sinon j’aime toujours faire nos épisodes Crazy-Lune et les insensibles, notre ligne de nuit de poésie enregistrée à 11 h du matin, avec ses appels non filtrés et étranges.    

Je me découvre vraiment un intérêt pour les longues entrevues aussi.    

J’ai une passion pour le cinéma, alors les épisodes avec Anne Émond, Rafaël Ouellet ou Ricardo Trogi, j’en suis très fier.    

Recevoir nos idoles de jeunesse de l’underground, comme les Marmottes aplaties, Arseniq 33, Mononc' Serge ou Vincent Peake qui a amené du mush dans le studio.    

On s’ennuie pas!    

Ça représente combien d’années 400 épisodes?   

Ça représente neuf ans!    

Je veux continuer jusqu’à ce que nos enfants prennent la relève (qu’ils le veuillent ou non).    

Plusieurs projets de baladodiffusions prennent le champ après une dizaine d’épisodes. Comment expliquer votre longévité?  

Un mélange de persévérance et de démence.    

C’est difficile à dire, il y a une constance dans l’émission, des collaborateurs qui restent depuis le début et d’autres qui s’ajoutent ou partent, des personnages qu’on a vu grandir sur des années et d’autres [dont] on [a] fait le tour après 15 minutes.    

Mais le plaisir est encore là, tout simplement.    

Et j’ai la meilleure équipe depuis Seinfeld et La Petite vie. C’est d’ailleurs un bon moment pour les nommer: Maxime Gervais et Dom Massi des Pic-Bois, Murphy Cooper, Étienne Forest, Mathieu Niquette, notre petite nouvelle Linda Bouchard que tout le monde adore, et Nicolas Fournier Larocque que tout le monde déteste.    

Des si et des rais est de plus en plus convoité à l’extérieur des murs de CHOQ. Ça représente quoi pour vous ces opportunités-là? Considérez-vous l’aspect potentiellement lucratif du projet ou c’est de «l’extra» que vous prenez quand vous avez le temps/le goût?  

Oh, c’est certain que l’aspect lucratif on n'y pense pas trop.    

Pour les shows devant public, on fait à peine le montant d’un souper de gang à Noël. On vient d’ailleurs de rembourser Mathieu pour l’an passé.    

Évidemment, nous sommes ouverts à être payés, comme n’importe qui, mais l’équipe nombreuse et notre liberté de propos totale rendent ça un peu compliqué.    

C’est payant d’autres manières. Partout où on va avec les Pic-Bois, on a des fans de l’émission. C’est une bonne locomotive et laboratoire pour les autres projets créatifs.    

Et ça m’oblige à me lever le samedi matin, je n’avais plus d’excuses depuis la fin de Vazimolo.    

«La question qui pue»: que penses-tu de la (sur)abondance de podcasts d’humour au Québec?  

Oh, ben je ne veux pas me prononcer sur le travail des autres.    

Y en a plein d’incroyables, mais j’en consomme peu, on fait notre chemin de notre côté.    

Vu qu’on fait ça depuis près de 10 ans, j’ai pas l’impression de suivre une mode ou d’avoir un syndrome de l’imposteur.    

Qu’est-ce qui s’en vient pour toi et/ou «Des si et des rais» au cours des prochaines semaines?  

Je continue toujours Des si et des rais et Box Sophisme (mon podcast sur le box-office avec Dom Massi) chaque semaine sur Choq.ca! Mais je pourrais difficilement te dire ce qui va arriver au prochain épisode.    

Sinon les spectacles avec mes amis les Pic-Bois (allez voir les dates sur la page Facebook), on commence un nouveau show qui s’appelle Le Party des Pic-Bois, avec tous vos personnages préférés!    

Puis y a Bernatchez Joe tous les lundis, une superbe BD déprimante et sans aventure, et puisque je ne me trouvais pas assez occupé, je débute aussi une chaine YouTube de critiques hebdomadaires de jeux vidéos avec deux amis, du nom de Carapace Blues!    

Allez stalker mon Facebook pour ne rien manquer! Ça vaut la peine. Je change souvent de photo de profil.    

C’est quoi ton jeu vidéo favori à vie?  

T’as une heure devant toi?    

GTA c’est pas mal la seule franchise ou je vais faire la queue au magasin le jour de la sortie, c’est des chefs-d’œuvre contemporains.    

Que ce soit dans le niveau des graphiques, l’écriture, l’humour, la critique sociale et le plaisir pur, c’est pas mal le top.    

Dans les classiques, j’ai une obsession weird pour les consoles de Sega, l’éternel underdog.    

Mais, le plus grand jeu de tous les temps, c’est probablement Super Mario Bros. 3.     

Ou Superman 64, dépendamment de mon humeur.    

À quoi joues-tu ces jours-ci?  

Ça va varier de semaine en semaine! Je suis un grand fan de la location de jeux de PS4 à la Grande bibliothèque.    

Je viens de finir Devil May Cry 5, Metro Exodus, Far Cry New Dawn.    

J’espère terminer un jour Assassin’s Creed Odyssey, mais Ubisoft ajoute du contenu plus rapidement que je ne peux le terminer.    

J’aime les jeux d’action et les FPS, mais ceux qui sont très cinématiques et prennent 10-12 heures à faire, parce que si je mets 60 heures dans un jeu, j’me sens un peu mal après...    

Quelle est, selon toi, la MEILLEURE adaptation cinématographique de jeu vidéo (et pourquoi)?  

C’est un peu l’équivalent de me demander si j’aime mieux recevoir un coup de poing ou un coup de pied.    

Il n’y en a pas de bon. Il y a juste des «moins pires» que d’autres.    

Y a toujours quelque chose qui se perd dans l’adaptation, en particulier l’aspect interactif.    

Le premier fut Super Mario Bros. le film, un navet psychotronique qui n’a rien à voir avec le jeu et Nintendo n’en a fait aucun depuis!    

Luigi n’avait même pas de moustache.    

Si tu étais un joueur e-sport pro, quel serait ton nom de joueur en ligne?  

C’est trop vulgaire pour être publié dans un journal.      

À ne pas manquer: la grand-messe des collectionneurs de jeux vidéo  

Le Club des collectionneurs de jeux vidéo du Québec (ou CCJVQ pour les intimes) se rassemble ce samedi 21 septembre au Collège André-Grasset (1001 boulevard Crémazie Est, Montréal) pour s’échanger, vendre, tester et jaser jeux vidéo rétro et modernes.    

Aussi au programme: des produits dérivés (t-shirts, etc.), des compétitions amicales et, surtout, un budget à surveiller de près si vous êtes du type consommateur impulsif.    

Gratuit pour les enfants de 13 ans et moins. 5 $ pour les autres.    

Également à ne pas manquer: un concert symphonique pour les fans de The Legend Of Zelda  

Victime de son succès, l’Orchestre de jeux vidéo tient un second concert pour son spectacle Hero of the Past en hommage à The Legend of Zelda.    

Imaginez: un orchestre de plus de 150 musiciennes et musiciens qui interprètent les bandes sonores des jeux Ocarina of Time, Majora’s Mask, Wind Waker et même du tout récent Breath of the Wild ainsi qu’un volet entièrement consacré à l’interprétation d’une symphonie de deux heures inspirée de The Legend of Zelda: A Link to the Past, «ze» classique paru en 1991 sur la Super Nintendo.    

C’est ce samedi 21 septembre, dès 19 h 30, à l’Église Saint-Jean-Baptiste.    

Détails sur orchestre-ojv.ca  

À tester: le jeu québécois Citywars Savage  

Vendredi dernier, le studio québécois 01 Studio a lancé Citywars Savage en version préalpha.    

Pour stimuler son développement, le groupuscule a également lancé une campagne Patreon.    

Pour 15$, on peut mettre la main sur une clé Steam pour se procurer le jeu en plus d’encourager un studio local. Pas pire deal!    

C’est quoi Citywars Savage en fait? En gros, ça semble être un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur inspiré, notamment, de Minecraft.    

Ça promet!     

Détails sur citywars.ca