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Auditions pour Le Moulin Rouge: le cabaret fait toujours rêver les danseurs

Audition Moulin Rouge
Photo Ben Pelosse

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Sur la vingtaine de candidats ayant tenté leur chance aux auditions du célèbre cabaret parisien Le Moulin Rouge, hier à Montréal, seuls deux ou trois ont retenu l’oeil des recruteurs. 

« Je recherche du potentiel et quelqu’un qui pourrait éventuellement devenir une étoile » du spectacle, expliquait avant les auditions Janet Pharaoh, maîtresse de ballet du Moulin Rouge. 

Les danseurs aspirant à rejoindre la troupe du spectacle Féerie, réunis au Studio Bizz, apprenaient en vitesse une série de chorégraphies sous son oeil scrutateur. Ils sont, entre autres, amenés à faire les fameux coups de pieds du cancan — en talons hauts. 

« Détendez-vous, dansez. Qu’est-ce qui se passera si vous ratez ? Rien ! Juste, dansez ! », a suggéré Erik Sorensen, chorégraphe résident du Moulin Rouge. « Souriez ! », a-t-il lancé. 

Après une première ronde d’élimination, il restait sept danseuses. « Une expérience comme ça, c’est toujours plaisant, a dit Audrey Lirette, 20 ans, de la Rive-sud, après avoir été éliminée. N’importe quelle audition est enrichissante pour un danseur », a ajouté celle qui pratique plusieurs styles de danse depuis l’enfance et qui l’enseigne également. 

Peu d’élus

Après huit heures dans un bus de nuit en partance de New York, trois heures de sommeil et d’innombrables pirouettes et grands battements sur le plancher du studio, la souriante Alana Jones, 19 ans, s’est taillé une place parmi les finalistes. 

Le Moulin Rouge, « c’est mon rêve », s’est enthousiasmée celle qui s’est spécialisée en théâtre musical. Même si elle s’est particulièrement illustrée, on lui a suggéré d’affermir un peu plus sa silhouette — déjà svelte. 

Victoria Fisher, 28 ans, a pris l’avion de New York pour tenter sa chance une troisième fois. Ayant déjà travaillé à Las Vegas, elle déménagerait à Paris en un clin d’oeil si elle était choisie, vantant le caractère « iconique » et « historique » du cabaret plus que centenaire. 

On y offre des opportunités pour les filles plus grandes, a expliqué la danseuse professionnelle montréalaise Pauline Gervais, 22 ans, qui mesure 6 pieds. 

Du mouvement

Sur scène, les artistes doivent maîtriser leurs mouvements, a insisté Mme Pharaoh. 

« Ils doivent faire leurs pirouettes sans tomber et ils doivent avoir de bons coups de pieds. C’est impératif. [...] Si quelqu’un a une très belle personnalité, je pourrais être plus souple sur la silhouette ou la taille », a toutefois nuancé celle qui a foulé la scène du Moulin Rouge pendant près de deux décennies. 

Un conseil ? « Continuer la danse classique », recommande-t-elle.