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Payer son titre dans Transit: pas possible à Montréal

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MONTRÉAL – L'application Transit s'est récemment dotée d'un système qui permet de payer les titres de transport en commun dans plusieurs villes, dont Denver aux États-Unis ou St. Catharines en Ontario. À Montréal, ce ne sont toutefois que les vélos BIXI que l'on peut payer ainsi.

C'est l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) qui a le mandat de mettre en place un guichet intégré des services de transport collectif dans la grande région de Montréal. Or, il est actuellement impossible de savoir quand les utilisateurs pourront payer leur passage d'autobus par carte de crédit ou leur ticket de métro à partir d'une application.

Pour renouveler son titre de transport à Montréal, il faut attendre en file à une billetterie, à une borne de recharge dans une station de métro ou acheter un petit lecteur de carte OPUS pour recharger celle-ci à domicile.

La compagnie Transit, fondée à Montréal, se dit ouverte à travailler avec la Société de transport de Montréal (STM) et l'ARTM pour intégrer le paiement à son application.

«Ça permettrait de faire avancer le débat autour de la billetterie mobile à Montréal», a indiqué mercredi Margaux Narbey, chargée des communications chez Transit.

De son côté, l'ARTM reste prudente et mentionne que l'apparition de nouvelles fonctionnalités dans sa propre application Chrono – qui offre déjà le paiement pour les BIXI – se fera de façon progressive.

Système inadapté

Selon Mathieu Laroussi, fondateur de la compagnie de développement d'applications Guarana Technologies, la lourdeur du système informatique développé par la STM au fil des ans va probablement nécessiter une refonte pour permettre l'ajout de fonctionnalités tel que le paiement et l'achat de titres de transport en ligne.

«C'est souvent la conséquence d'un système mal bâti ou de façon très lourde qui devient un cauchemar à faire évoluer aujourd'hui», a-t-il indiqué, en précisant que ces systèmes sont différents selon les sociétés de transport.

M. Laroussi croit que la STM a toute l'information requise sur la carte OPUS d'un usager. Cependant, la source de ces données est fermée, ce qui empêche des applications comme Transit d'accéder aux informations des cartes.

«Ce système-là n'a pas été pensé pour permettre des transactions à partir d'un site web ou d'une application mobile», a-t-il souligné.

Du côté de Trajectoire Québec, on affirme que l'idéal serait que les utilisateurs puissent avoir accès à une application qui permet de planifier ses trajets tout en pouvant les payer.

«Ça fait longtemps que l'on entend parler de plateforme de mobilité intégrée, c'est sûr qu'on aimerait que ça s'accélère», a mentionné la directrice Sarah Doyon, qui se réjouit que d'autres villes aient déjà mis en place un tel système.

Les applications Transit et Chrono servent toutes deux à planifier ses déplacements en transport en commun, et montrent la position en temps réel des autobus de la STM.