/misc
Navigation

Dérapage libéral

Coup d'oeil sur cet article

Un écologiste qui achète un pipeline ; un apôtre de la diversité coupable de blackface. C’est toute la « marque » Justin Trudeau qui est en train de s’effriter sous nos yeux.

La « marque », ce concept publicitaire, ne s’embarrasse pas de nuances. Lorsqu’on vend un produit ou une idée, on le présente forcément comme étant révolutionnaire. Si Justin Trudeau a suivi des cours de marketing, il était sans doute très bon élève.

Voilà qu’en pleine campagne électorale, on apprend que le premier ministre sortant s’est adonné au blackface, et ce, à maintes reprises. Plusieurs lui reprochent surtout d’avoir gardé secrets ces « incidents racistes » qu’il dit aujourd’hui « regretter profondément ».

Il aurait été utile qu’il en avise les membres de son entourage, eux qui ont bâti toute leur stratégie électorale autour du déterrage de squelettes conservateurs. La tactique a d’ailleurs fonctionné à merveille, prenant le chef du Parti conservateur Andrew Scheer à contre-pied à plusieurs reprises.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

 

Corde sensible

Les photos compromettantes de Justin Trudeau font doublement mal, lui qui prétend être sans reproche en matière d’ouverture et de tolérance. C’est la définition même de l’arroseur arrosé.

Il est encore tôt pour savoir si les libéraux arriveront à juguler cette crise majeure. Cet enjeu touche une corde sensible chez leur électorat cible, soit les jeunes urbains, une clientèle que courtise aussi le NPD, dont le chef est issu d’une minorité visible.

Sur les réseaux sociaux, des candidats libéraux se sont dits déçus de leur chef. Ils semblent toutefois prêts à passer l’éponge. Reste à voir si les électeurs auront la même indulgence.

Le cabinet ministériel de Justin Trudeau était probablement le plus diversifié de l’histoire. En matière d’environnement, les libéraux ont imposé une taxe sur le carbone, considéré par les experts comme une bonne façon de s’attaquer aux changements climatiques.

Derrière la marque Trudeau se cache une réalité plus complexe. Les libéraux sauront-ils recoller les morceaux avant le jour du scrutin ?