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La face noire de Justin Trudeau

La face noire de Justin Trudeau
Photo AFP

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Bon. Trudeau s’est excusé. Encore une fois! Ça fait combien de fois, déjà? Il a présenté ses excuses aux sikhs, aux musulmans, aux hindous, aux juifs, aux autochtones, aux LGBT+. J’en passe et j’en oublie. Maintenant, il s’excuse pour ses numéros de «blackface» auprès des «visages bruns» et des «visages noirs». C’est vaste et très inclusif. Au XIXe siècle, aux États-Unis, des Blancs se maquillaient le visage en noir pour caricaturer les Afro-Américains dans des sketchs de vaudeville.  

On connaissait la prédilection de notre m’as-tu-vu national pour les accoutrements exotiques et bizarres, mais on ne savait pas qu’il était fasciné par les visages noirs et bruns. Il aime se barbouiller la tronche: trois photos et une vidéo captées à des époques différentes. Et peut-être d’autres à venir. C’est une manie, pas une erreur de jeunesse.   

La plus accablante le montre alors qu’il est âgé de 29 ans et prof à la West Point Grey Academy de Vancouver. Justin est enturbanné en Aladdin, pour un souper «Nuits d’Arabie». Son visage est aussi noir que sa main posée sur la poitrine d’une jeune femme, une collègue ou une étudiante.   

Trudeau est un individu qui aime se déguiser. Il y a quelque chose en lui qui le pousse à des extravagances ethnico-vestimentaires. Rappelez-vous le ridicule épisode où il s’est pavané avec sa famille à travers l’Inde en changeant de costume à chaque arrêt. Curieux, ce besoin de parodier les gens de couleur, pour celui qui a fait du PLC le parti national du multiculturalisme et de la diversité. Son leitmotiv ne serait donc rien d’autre qu’hypocrisie?   

Quand on lui a demandé s’il envisageait de démissionner, comme plusieurs politiciens américains l’ont fait pour des affaires semblables, Trudeau a répondu qu’il n’en est pas question. Depuis le début de la campagne électorale, à plusieurs reprises, les libéraux ont exigé le retrait de candidats conservateurs en leur reprochant des commentaires passés sur les réseaux sociaux. Comme l’a souligné la chef du Parti vert, Elizabeth May, «si c’était un autre candidat, le parti l’évincerait. Mais c’est une situation très différente. C’est leur chef».   

Le Parti libéral surfe sur le vote des minorités ethnico-culturelles. Il va être intéressant de voir, dans les prochains sondages, comment les «faces brunes et noires» vont réagir à cet outrage.   

Un ancien militant du Parti libéral fédéral, Sukhi Sandhu, déclare au National Post: «Justin Trudeau est un faux jeton et, pour la première fois en 30 ans, je ne voterai pas pour les libéraux.» Sandhu, qui dirige le groupe Wake Up Surrey, qui lutte contre la violence et les gangs qui sévissent dans cette ville, se plaint de l’indifférence de Trudeau et des libéraux face à ces questions. Il explique que la diversité et l’immigration les intéressent parce qu’elles leur rapportent gros électoralement.   

L’affaire «Justin blackface» a fait la une des médias à travers le monde et enflammé les réseaux sociaux. Dans Le Figaro de Paris, Anne-Sophie Chazaud écrit fort justement: «Le boomerang du grotesque diversitaire semble revenir en pleine face à son expéditeur zélé», notant que «ce grand promoteur de l’idéologie diversitaire sait changer d’identité comme de chaussettes».   

Trudeau a terni son image sur la scène internationale. Et aussi celle du Canada.   

C’est une honte qu’un riche homme blanc issu de la haute bourgeoisie représente Papineau, l’une des circonscriptions les plus défavorisées et les plus «racialisées» de Montréal. Elle comprend l’un des quartiers les plus pauvres au Canada, Parc-Extension. Trudeau devrait laisser sa place à un «visage brun ou noir» qui représenterait beaucoup mieux que lui la circonscription de Papineau.