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Les receveurs devront être plus explosifs chez le Rouge et Or

On doit «gagner nos batailles à un contre un», dit le coordonnateur offensif

Vincent Forbes-Mombleau lors de la pratique du Rouge et Or, vendredi, à l’Université Laval.
Photo Didier Debusschère Vincent Forbes-Mombleau lors de la pratique du Rouge et Or, vendredi, à l’Université Laval.

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Les problèmes offensifs du Rouge et Or de l’Université Laval lors du dernier match ne sont pas le fruit uniquement des ennuis du quart-arrière.

Parce que le front défensif des Carabins de l’Université de Montréal exerçait beaucoup de pression, les receveurs se retrouvaient souvent à un contre un face aux demis défensifs, mais ils n’ont pas été en mesure de se libérer de leur couvreur très souvent.

« On doit être plus explosif et gagner nos batailles à un contre un, a expliqué le coordonnateur offensif Justin Éthier. C’est moins évident d’avoir un bon départ quand tu utilises un compte silencieux en raison du bruit, mais c’est une mauvaise excuse. On a déjà bien fait dans le passé dans ce genre de circonstances et le compte silencieux n’aurait pas dû nous nuire. Ça ne sera pas une question à domicile. »

Vincent Forbes-Mombleau abonde dans le même sens. « Montréal nous a défiés à un contre un et je ne suis pas satisfait de la façon dont nous avons répondu, a souligné le demi inséré de 2e année. C’est le fun de se retrouver à un contre un parce que tu as la possibilité de battre ton joueur. Il faudra en tirer avantage s’ils reviennent avec le même plan. Sur une séquence où la passe de Sam [Samuel Chénard] semblait un peu longue, je prends le blâme parce que j’ai arrêté de courir. Si je continue mon élan, je capte la passe et je pars pour le touché. »

« Il faudra faire mieux »

Forbes-Mombleau est conscient que l’attaque devra produire davantage. « Si on veut aspirer à de grandes choses, il faudra faire mieux en offensive, a indiqué la recrue par excellence du RSEQ en 2018. C’est toute l’unité offensive qui doit mieux faire. Il faut revenir plus fort et continuer de travailler. Je suis content de revenir à la maison. Ça fait longtemps qu’on n’a pas joué à la maison et la foule nous apporte toujours une belle énergie. »

L’absence du demi inséré étoile Jonathan Breton-Robert qui ratera un deuxième match consécutif en raison d’une blessure à l’aine hypothèque-t-elle le jeu aérien ? « On ne remplace pas un joueur comme Jonathan qui a accompli tellement de choses, a reconnu Éthier, mais Antoine [Dansereau-Leclerc] qui le remplace a été notre meilleur receveur à Montréal. »

Le demi inséré a inscrit son premier touché en carrière sur une passe de six verges de Samuel Chénard au deuxième quart.

Pression supplémentaire

Forbes-Mombleau ressent-il une pression supplémentaire de produire compte tenu de l’absence de la fierté de Saint-Anselme ? « Ce n’est pas plus stressant, a-t-il assuré. Antoine est excellent et il fait très bien. À Laval, c’est le système qui prime plus que les joueurs. »

L’étudiant en intervention sportive prévoit-il une certaine adaptation en raison de la présence de Thomas Bolduc au poste de quart-arrière partant en remplacement de Samuel Chénard ?

« Tous les quarts-arrières ont obtenu des répétitions. J’ai confiance en tous les quarts-arrières. »

 

McGill : Olivier Turcotte-Létourneau retrouvera plusieurs visages familiers

Entraîneur des demis défensifs du Rouge et Or, Turcotte-Létourneau occupait un rôle identique avec McGill en 2016 et 2017. Il a dirigé quatre des cinq partants sur la ligne tertiaire en plus de Jean-Philippe Hudon qui est de retour comme secondeur, mais qui évoluait comme maraudeur jusqu’à l’an dernier.

« C’est le fun de compétitionner avec des gens que tu connais et que tu respectes, de bons vétérans qui assument un grand leadership, a raconté Turcotte-Létourneau. On devra bien jouer pour les battre. Ils étaient à leurs débuts quand j’étais là et ils ont bien progressé. »

L’ancien demi de coin étoile du Rouge et Or ne garde aucune amertume de son départ précipité de McGill. Sous contrat pour trois ans, il est parti après deux.

« Des divergences d’opinions ont mené à la séparation, mais je m’entends bien avec Ronald [Hilaire] et j’étais content de le revoir lors des camps de printemps collégiaux quand on recrutait. Il y a des amis avec qui je ne travaillerais pas. »

« Un excellent coach »

Hilaire abonde dans le même sens. « Il y a une évaluation chaque année avec les entraîneurs et c’est ce qui est arrivé avec Olivier, a expliqué l’entraîneur-chef de McGill qui a obtenu une nouvelle entente de cinq ans pendant la saison morte. Je le respecte grandement et c’est un excellent coach. Je suis content qu’il ait obtenu une opportunité avec Laval. C’est toujours spécial de coacher au sein de l’équipe où tu as joué. »

En plus de Hilaire, il ne reste que David Lessard et Julien Deschênes au sein du personnel d’entraîneurs de McGill des années où Turcotte-Létourneau était en place.

Après une saison avec les Élans de Garneau, Turcotte-Létourneau est très heureux de renouer avec le calibre universitaire. « C’était le fun l’an dernier à Garneau et nous avons atteint le Bol d’Or, mais on repousse nos limites dans le réseau universitaire. C’est là que je veux me retrouver. »

Pourrait-il refiler quelques informations pertinentes à son collègue Justin Éthier au sujet de la défensive de McGill ? « Justin reconnaît les mêmes choses que moi sur film. Je n’ai pas de secrets. »