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Les mots dits du samedi

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Tout excitée

1-Elle est toute excitée ou elle est tout excitée ? Il est toute excitation ou il est tout excitation ? Le mot « tout » peut être adverbe, adjectif ou pronom. « Tout » utilisé comme adverbe accolé à un adjectif signifie « entièrement ». Il est invariable lorsqu’il précède un adjectif commençant par une voyelle. Ex. : Elles sont tout excitées. Mais on écrira « toutes sont excitées », ou « elles sont toutes excitées » (aucune ne fait exception), toutes étant ici un pronom. Devant une consonne, l’adverbe tout s’accorde en genre et en nombre avec l’adjectif qu’il précède si celui-ci est féminin. Ex. : Elle est toute surprise. Tout employé comme adverbe signifiant « entièrement » peut aussi qualifier un nom. Il tient alors lieu d’adjectif. Les mêmes règles d’accord s’appliquent. Ex. : Elle est toute gentillesse, tout obéissance. 2- Et dit-on « elle a tout cueilli les fleurs » ou « elle a cueilli toutes les fleurs » ? Employé comme pronom au singulier, tout désigne quelque chose dans son ensemble. Dans ce cas, tout s’emploie au masculin même s’il rappelle l’idée exprimée par un ou plusieurs mots le précédant puisqu’il ne les représente pas. Ex. : Leur cordialité, leur affabilité, tout exprimait la sérénité chez ces personnes. Tout ne représente pas les mots cordialité et affabilité ; c’est un pronom nominal, soit un pronom qui n’a pas de référent. Tout s’insère bien dans cette phrase : plantes, fleurs, elle a tout cueilli. Mais la forme suivante est incorrecte : elle a tout cueilli les fleurs. On dira : elle a cueilli toutes les fleurs.

L’ambassade de la langue

Lu récemment dans une chronique du Journal : « Ce n’est pas (seulement) d’une ambassadrice que la langue française a besoin ». « L’utilisation dans cette phrase du mot “que” au lieu du mot “dont” n’est-elle pas une erreur ? » demande un lecteur, P. Choquette. Eh bien... non. Pourtant il faudrait dire et écrire « Madame X est l’ambassadrice dont la langue française a besoin ». « Dont » cache toujours la préposition de. Le pronom « dont » remplace le nom qui le précède. Il représente une ou des personnes, une ou des choses. C’est un pronom (relatif) qui s’emploie pour « de qui », « de quoi », « duquel », « de laquelle », « desquels », etc. Exemple : Le livre dont il parle. « Dont » remplace le livre. De quoi parle-t-il ? Il parle du livre. Mais l’emploi du pronom « dont » est interdit avec un nom précédé de la préposition « de ». Ainsi, on ne dira pas « c’est de ce livre dont il parle ». Il s’agit en effet d’une forme redondante, la préposition « de » étant déjà incluse dans le pronom « dont ». On veut garder la préposition « de » ? C’est ici qu’intervient le pronom relatif « que ». On dira « c’est de ce livre qu’il parle ». Et, pour revenir à la phrase mise en exergue par notre lecteur (« ce n’est pas [seulement] d’une ambassadrice que la langue française a besoin »), il est évidemment possible d’en retirer la préposition « de » et de dire « ce n’est pas (seulement) une ambassadrice dont la langue française a besoin ». Les deux formes sont correctes.

Corriger s’il y a lieu

C’est à grand pas qu’ils ont réouvert leur restaurant, le deuxième meilleur en ville selon les critiques culinaires.

Les lettres mêlées

T R O O M M É É P H A L G R A E E E L C N C

Définition : examen qui permet de mesurer et d’enregistrer l’activité électrique du cerveau.

 

 

 

Réponses

Corriger s’il y a lieu : C’est à grands pas qu’ils ont rouvert leur restaurant classé au deuxième rang en ville selon les critiques. Les lettres mêlées : ÉLECTROENCÉPHALOGRAMME