/weekend
Navigation

Don Quichotte de retour sur les planches

L’Homme de la Mancha
Photo courtoisie, Jean-François Hamelin

Coup d'oeil sur cet article

Après avoir été monté pour la toute première fois au Québec en 2002 par René Richard Cyr, le théâtre musical L’homme de la Mancha, dont la version originale a vu le jour à Broadway en 1965, prendra vie à nouveau, au Théâtre du Rideau Vert. L’histoire transportera les spectateurs vers la littérature romanesque de la Renaissance.

La production québécoise originale que l’on a vue à Joliette est inspirée du roman de chevalerie Don Quichotte de l’auteur espagnol Miguel de Cervantès, dont la première version a été publiée en 1605.

Outre la mise en scène qui sera la même, ce sera l’adaptation française de Jacques Brel de 1968 qui sera également reprise. Même le décor original a été préservé de sorte qu’il sera réutilisé. Quant à la distribution, on est parvenu, 17 ans plus tard, à rassembler les mêmes comédiens, à l’exception de Joëlle Bourdon qui prend le relais. C’est donc huit acteurs qui reprendront leurs rôles, dont Jean Maheux qui personnifiera de nouveau Don Quichotte et Cervantès.

« On a joué plus de 150 fois », indique la tête d’affiche, Jean Maheux, qui admet avoir hésité avant d’accepter de renfiler ses chaussures. « C’est un rôle très exigeant, on ne sort jamais de scène, mais c’est impossible de dire non à cette aventure. »

Le comédien a voulu revoir sa façon de jouer et y travaille depuis le printemps 2018. À quelques jours de remonter sur scène, il estime qu’il s’agit d’une version améliorée qui va plus en profondeur que la mouture originale.

Seigneur de la Mancha

À Séville, à la fin du XVIe siècle, le protagoniste Alonso Quichano, qui deviendra Don Quichotte de la Mancha, personnage fictif originaire de la Manche, est un homme idéaliste qui se perçoit tel un sauveur dont la mission est d’apporter un peu d’espoir aux gens dans une société dominée par l’injustice et la corruption. On dit qu’il perd la raison après avoir lu trop de romans de chevalerie. C’est au moment où l’auteur et poète Miguel de Cervantès est emprisonné, en attente de son procès, qu’il rédige l’histoire de Don Quichotte, qu’il racontera aux autres prisonniers. « Cervantès est en prison avec son valet à cause de l’inquisition », souligne le comédien et chanteur. « Les prisonniers sur place lui font un procès, et pour sa défense, il décide de raconter l’histoire de Don Quichotte. »

Magie et espoir

Si plusieurs perçoivent cette pièce telle une quête impossible, Jean Maheux y voit plutôt de l’espoir. « C’est une grande œuvre de l’histoire de la littérature et la pièce est touchante », fait remarquer Jean Maheux qui considère Cervantès comme un grand humaniste. C’est que Cervantès a réellement été emprisonné. « C’est charmant et on y apporte de la magie et de l’espoir », conclut-il, avant d’ajouter qu’il y aura trois musiciens sur scène pour interpréter une dizaine de chansons.

Par ailleurs, Jean Maheux sera de la distribution de l’opéra populaire Nelligan, au TNM, en janvier prochain.

L’Homme de la Mancha

  • Livret : Dale Wasserman d’après Don Quichotte de Miguel de Cervantès
  • Adaptation française : Jacques Brel
  • Metteur en scène : René Richard Cyr
  • Directeur musical : Chris Barillaro
  • Distribution : Joëlle Bourdon, Stéphane Brulotte, Stéphan Côté, Éveline Gélinas, Michelle Labonté, Roger La Rue, Jean Maheux, Sylvain Massé et Sylvain Scott
  • Du 24 septembre, en supplémentaires jusqu’au 9 novembre
  • Au Théâtre du Rideau Vert