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Phillip Danault veut jouer partout

Le polyvalent joueur de centre est utilisé au sein de l’attaque massive dans les matchs préparatoires

Phillip Danault s’est mis en évidence en avantage numérique contre les Sénateurs, samedi.
Photo Agence QMI, Marc Desrosiers Phillip Danault s’est mis en évidence en avantage numérique contre les Sénateurs, samedi.

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L’attaque massive du Canadien a tonné, samedi soir à Ottawa. Trois attaques massives, trois tirs, trois buts. Difficile de faire mieux. Bien sûr, il ne faut pas partir en peur. Après tout, il ne s’agissait que d’un match préparatoire.

Sans doute guidé par cette sagesse, Claude Julien a axé son entraînement de dimanche matin strictement sur les unités spéciales.

Cinquante minutes à travailler les sorties de zone, les entrées de territoire et le déplacement de la rondelle autour du filet adverse lorsque sa troupe évolue avec l’avantage d’un ou deux hommes.

Les mises en jeu

Pour être en mesure de passer plus de temps en territoire adverse, mais surtout de le faire avec la possession de la rondelle, les mises en jeu deviennent primordiales.

La corrélation directe entre un bon pourcentage de mises en jeu gagnées et un bon pourcentage d’attaque massive convertie n’est pas nécessairement prouvée (le Canadien a gagné 54,6 % de ses mises en jeu en supériorité numérique, mais il n’a converti que 13,2 % de ses attaques massives).

Toutefois, ça ne peut certainement pas nuire. C’est pourquoi Jordan Weal a obtenu sa part de minutes avec l’avantage d’un homme l’an dernier.

Et c’est pourquoi Phillip Danault est à l’essai depuis le début du camp.

« La mise en jeu en partant est vraiment importante. Tu gagnes cette mise en jeu, tu gagnes 20 secondes et tu obtiens assurément un ou deux tirs », a déclaré Danault.

Éboueur en herbe

Parmi les nouvelles règles instaurées par la LNH cette année, on retrouve celle qui donne le droit à l’équipe qui bénéficie d’une supériorité numérique de choisir l’emplacement de la première mise en jeu. Danault est persuadé que ce règlement aura un effet dynamisant sur l’attaque massive de l’équipe.

Le boulet de canon de Shea Weber, sur lequel le Tricolore pourra miser dès le début de la saison, devrait également contribuer à gonfler son pourcentage d’efficacité.

« Il faut commencer fort, il faut se donner du momentum en commençant la saison. Le gros tir dangereux de notre capitaine, avec Jo (Jonathan Drouin) qui est capable de bien l’alimenter, va certainement aider », a-t-il convenu.

Et comme il le fait remarquer, si le tir de Weber ne fait pas bouger les cordages, un retour de lancer sera presque assuré. Et c’est Danault, maintenant placé à l’embouchure du filet, qui pourrait en profiter.

« Je ramasserai les poubelles », a-t-il lancé, spécifiant qu’il a la forme nécessaire pour jouer à la fois au sein de l’attaque massive et en infériorité numérique.

« Je veux jouer partout. Je suis en pleine forme. Je suis prêt pour la saison. »