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Recyclage : «À Montréal, c’est une catastrophe», dit Luc Ferrandez

Recyclage : «À Montréal, c’est une catastrophe», dit Luc Ferrandez
Photo d'archives Agence QMI, JOEL LEMAY

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L’ancien maire du Plateau-Mont-Royal Luc Ferrandez a critiqué le plan de recyclage de la Ville de Montréal, dimanche.

«Y’a des municipalité qui recyclent bien le verre dont la Ville de Québec. À Montréal, c’est une catastrophe», a-t-il affirmé dimanche soir à l’émission «Tout le monde en parle», diffusée à Radio-Canada.

Celui qui est maintenant chroniqueur radio à la suite de sa démission en mai dernier a expliqué qu’en mélangeant le papier, le plastique et tous les types de verres, une forte proportion de ces matières recyclables ne peuvent pas être triées convenablement et sont donc destinées au dépotoir. Il a souligné que l’écrasement du verre rend son recyclage difficile puisqu'il doit être trié selon sa couleur. De plus, les morceaux de verre viennent s’incruster dans le papier, selon lui, ce qui le rend aussi impropre au recyclage.

«Si on consignait le verre, on pourrait le réutiliser et il n’irait pas contaminer le papier, a-t-il mentionné. On gâche le papier et on gâche le verre, à cause du verre», a-t-il précisé en parlant de la collecte sélective à Montréal. C'est pour cette raison qu'il avait annoncé en août dernier qu'il allait arrêter de tout recycler, sauf le carton dont une forte proportion est réutilisée.

Luc Ferrandez estime que la Ville de Montréal a été trop timide pour faire pression sur le gouvernement du Québec afin de consigner le verre.

«Le problème n’a pas été pris avec une passion avec laquelle je me serais attendu», a-t-il dit en parlant de l’administration de la mairesse de Valérie Plante

Contre les trottinettes

L’ancien maire du Plateau s’est aussi élevé contre les trottinettes électriques en libre-service qui ont fait leur apparition dans la métropole récemment.

«Ce n’est pas une bonne idée», a-t-il déclaré, soulignant la faible durée de vie des trottinettes et les nuisances qu’elles occasionnent lorsqu’elles trainent sur la voie publique.

«Le coût de ce produit revient à la société. C’est nous qui allons traiter ces déchets-là», a-t-il affirmé.