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Après une défaite samedi dernier, le Rouge et Or comble un retard de 12 points dans un gain de 37-17 sur McGill

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Le Rouge et Or de l’Université Laval a effacé un déficit de 12 points pour vaincre McGill par la marque de 37-17 dans un match disputé dimanche, au PEPS, devant 14 169 amateurs.   

En retard 14-2 tard au premier quart, le Rouge et Or a retraité au vestiaire avec une égalité de 17-17 avant que la défensive ne ferme complètement les livres en deuxième demie.    

À son premier départ en carrière dans les rangs universitaires, Thomas Bolduc a complété 12 de ses 25 passes pour 156 verges, et il n’a commis aucun revirement.

«On n’a pas connu le départ souhaité et nous étions à plat lors du botté d’envoi, a mentionné l’entraîneur-chef Glen Constantin. On ne le connaissait pas, et le 86 [Jean Bidaux] a donné du fil à retordre à notre ligne tertiaire. Le crédit lui revient. Leur quart-arrière a aussi prolongé des séries en raison de sa mobilité.»«On pensait qu’ils allaient essayer de courir davantage étant donné que nous avions accordé pas mal de verges au sol lors de notre dernier match, de poursuivre Constantin. On a apporté des ajustements en misant sur trois ou quatre ailiers défensifs au lieu d’utiliser des plaqueurs.»

Pas de panique

Constantin se disait content de la performance de Bolduc. «À son premier départ, on savait que Thomas allait commettre des erreurs de jeunesse et qu’on ne connaîtrait pas des poussées de 20 minutes, a-t-il imagé. Je suis content. Il a lancé des passes profondes avec autorité, il n’a commis aucun revirement, il s’est débarrassé du ballon quand c’était nécessaire et il a pris de bonnes décisions. On a déjà vu des performances de quarts-arrière recrues à leur première rencontre plus difficiles. Hugo [Richard] avait connu un premier match extraordinaire, mais il avait connu quelques parties difficiles par la suite.»

Malgré le retard de 14-2, Bolduc dit n’avoir jamais paniqué. «Je n’ai pas ressenti de pression parce que je suis tellement bien entouré, a-t-il mentionné. C’est spécial de disputer mon premier match. C’est un rêve qui se réalise. Avant le match, mon père [André, l’entraîneur des demis offensifs des Alouettes de Montréal] m’a souhaité bonne chance et il m’a laissé à moi-même.»

«C’est la meilleure défensive que j’affrontais dans ma carrière, et c’était un défi de m’ajuster à certains jeux», d’ajouter le produit des Cougars du Collège Champlain qui n’a pas caché qu’il était nerveux en début de match. «De jeu en jeu, je prenais du rythme. Comme unité offensive, on doit compléter nos poussées.»

Trois revirements

Le Rouge et Or a réussi trois interceptions en plus de bloquer un botté de dégagement. «On ne doit pas donner d’opportunités à une aussi bonne équipe, a souligné l’entraîneur-chef Ronald Hilaire. L’interception d’Alec Poirier tôt au 3e quart a fait mal. Même chose avec celle de Kean Harelimana au 1er quart. On était en avance 14-2 et on voulait continuer de profiter de bonnes positions de terrain afin d’exercer de la pression sur leur jeune quart-arrière.»

«Ça n’existe pas, des victoires morales, mais il s’agit d’une défaite qui va nous permettre d’apprendre et qui nous fera grandir, de poursuivre Hilaire. J’ai dit aux gars après le match qu’on pouvait rivaliser avec tout le monde si on croyait en nos moyens. On n’a jamais vu ça au PEPS, une égalité de 17-17 à la demie et un score de 25-17 après trois quarts.»

 

Trois interceptions pour le Rouge et Or  

Il s’en est fallu de peu pour que le secondeur Alec Poirier réussisse son premier touché dans les rangs universitaires.

Poirier a réussi une interception aux dépens du quart-arrière réserviste Jacob Samuels, venu en relève de Dimitrios Sinodinos pour un jeu tôt au 3e quart. Le secondeur de 2e année a réussi un retour de 49 verges jusqu’à la ligne de 6 de McGill. 

«Je pensais me rendre, a-t-il mentionné. Au lieu de rester sur mes pieds, j’ai sauté pour éviter le plaqué du joueur de McGill, et ce ne fut pas une bonne décision. À la pause de la demie, les entraîneurs nous ont dit que nous n’avions pas joué à notre niveau.» 

Auteur d’un larcin lui aussi tout comme Zack Fitzgerald en fin de match, Kean Harelimana a pavé la voie au premier touché du Rouge et Or. «Cette interception a fait du bien, a reconnu le secondeur de 3e année. En défensive, on n’a pas connu le début souhaité, mais on s’est ressaisis. C’est rare qu’on se retrouve en retard par 12 points à la maison, et ce jeu a calmé les affaires. On savait qu’il restait du temps en masse.» 

En deuxième demie, le coordonnateur défensif Marc Fortier a apporté certains ajustements, notamment en présentant plus souvent une défensive de zone au lieu de jouer de l’homme à homme. «En partant, il y a eu un affrontement qui favorisait McGill, a-t-il indiqué. Sur la série suivante, on pensait avoir un bon affrontement, mais ils ont néanmoins complété un long jeu. Ils ont bien utilisé le 86 [Jean Bidaux], qu’on avait peu vu.» 

Pour un deuxième match consécutif, William Lavoie a bloqué un dégagement, séquence qui s’est terminée par un touché de sûreté puisque le botteur a recouvert le ballon dans la zone des buts. «On a encore des choses à peaufiner, mais je pense que ce fut notre meilleur match sur les unités spéciales», a mentionné le centre arrière qui a obtenu sa première course en carrière en plus d’évoluer sur certaines formations musclées. «Ça fait du bien de jouer en offensive. Quant à ma course, ce fut un retour aux sources, et j’ai cassé la glace. Je fais ce qu’on me demande.» 

Deux touchés

Utilisé comme quart-arrière à la porte des buts, le centre arrière Félix Garand-Gauthier a réussi les deux touchés du Rouge et Or sur des faufilades de deux et une verges respectivement. «C’est le fun, mais je n’ai pas grand mérite, a mentionné l’ancien quart-arrière des Nordiques de Lionel-Groulx. C’est la ligne offensive qui fait le travail. J’ai longtemps été quart-arrière, et ce n’est pas un problème. On tente de garder ce que Hugo [Richard] faisait dans les dernières années.» 

David Côté a égalé un record personnel avec cinq placements en plus d’effectuer tous les bottés pour la première fois dans les rangs universitaires. «Je n’ai rien fait de spectaculaire, mais j’ai bien placé le ballon, a-t-il expliqué. Je prenais plus mon temps qu’à Montréal. J’étais plus calme, et McGill mettait peu de pression. Quant aux placements, tu dois les mettre dedans, que ça soit 20 ou 50 verges.»