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Valérie Plante à l’ONU: Montréal veut réduire de 55% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030

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Montréal souhaite réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 55% d’ici 2030, a déclaré la mairesse Valérie Plante, lundi, à New York, durant son intervention au sommet sur le climat organisé par les Nations Unies.  

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C’est au-delà de la cible de réduction des émissions de 45% d’ici 2030 prônée par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres.   

«C’est un objectif qui est très ambitieux, mais on la connaît, la recette», a dit la mairesse, durant son allocution de quatre minutes, prononcée en français, au siège des Nations Unies. «Les villes savent par exemple qu’il faut diminuer l’utilisation de la voiture solo, augmenter le transport actif. Il faut également rendre nos bâtiments carboneutres.»   

En 2015, dans la foulée de l’accord de Paris sur le climat, la Ville s’était engagée à réduire les émissions de GES de 80% d’ici 2050, par rapport à 1990. Toutefois, les étapes fixées pour y arriver semblent difficiles à réaliser.   

«L’agglomération de Montréal n’est pas en voie d’atteindre sa cible de réduction de 30% d’ici 2020», estimait un rapport de suivi du plan de réduction des GES, en 2018.   

La nouvelle cible annoncée lundi est atteignable, croit malgré tout le conseiller municipal indépendant Marvin Rotrand, qui suggère d’accélérer le retrait du mazout, d’intensifier l’électrification des transports publics et de repenser le projet du Grand parc de l’Ouest pour qu’il s’insère dans un parc national.   

«Stopper» un projet  

Mme Plante faisait partie d’un panel s’exprimant sur l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050, incluant les présidents chilien et finlandais, ainsi que l’envoyé spécial de l’ONU pour le climat et ex-maire de New York Michael Bloomberg.   

Le projet de création d’un parc urbain dans l’ouest de l’île de Montréal est un exemple d’action à entreprendre, a fait valoir Mme Plante.   

«J’ai pris la décision de stopper, d’arrêter un projet immobilier qui aurait détruit les derniers grands espaces verts de Montréal et qui aurait encouragé la venue d’à peu près 10 000 voitures. Et en posant ce geste, je change de paradigme, je laisse de côté les objectifs financiers pour m’assurer de préserver les espaces verts et humides», a-t-elle dit.   

Mme Plante a aussi encouragé la jeunesse à talonner élus, entreprises privées et acteurs de la société civile. «Cette terre, on ne l’hérite pas de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants», a-t-elle précisé.   

Vendredi, plusieurs villes du monde, dont Montréal, seront le théâtre de marches pour le climat. La jeune militante suédoise Greta Thunberg sera de passage dans la métropole pour l’occasion, et sera reçue à l’hôtel de ville.