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Onde de choc à Fermont après la mort d'un employé d'ArcelorMittal

La mine du Mont-Wright d'ArcelorMittal à Fermont
Photo d'archives, Didier Debusschère La mine du Mont-Wright d'ArcelorMittal à Fermont

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FERMONT | La mort d’un employé de la minière ArcelorMittal dans un accident de travail dimanche a causé une onde de choc dans sa petite communauté et dans sa famille.  

Vincent Bigonnesse s’était installé à Fermont sur la Côte-Nord après son embauche en décembre dernier à la mine de minerai de fer de Mont-Wright.   

Vers 21 h, le jeune travailleur dans la trentaine et son collègue se trouvaient dans un tunnel quand un important «coup d’eau» les aurait frappés de plein fouet, selon la responsable des communications pour la CNESST sur la Côte-Nord, Isabelle Raymond.  

«Les deux travailleurs auraient été emportés par une grosse vague. Un travailleur est décédé et un autre aurait été blessé. On ne connaît pas l’état du travailleur blessé, mais je peux vous dire qu’il est hors de danger», précise-t-elle.  

La déferlante qui aurait balayé le tunnel provenait vraisemblablement du déversement d’au moins un réservoir contenant «plusieurs milliers» de litres d’eau ayant servi au traitement du minerai de fer, selon le permanent syndical de la section locale des Métallos, Yves-Aimé Boulay.  

Selon lui, une panne de courant aurait probablement causé le déversement.   

«Beaucoup de douleur»  

À Magog, l’oncle de la victime a appris la nouvelle tôt lundi matin par le père de la victime. La famille vit cette épreuve avec «beaucoup de douleur», s’attriste Daniel Bigonnesse, joint au téléphone. Visiblement peiné par la triste nouvelle, il n’a pas voulu s’étendre davantage.  

«C’est une onde de choc», estime Yves-Aimé Boulay. «On est dans un état de crise. Vous savez, dans un petit village comme Fermont, tout le monde se connaît», indique le représentant syndical.  

«Toute la famille d’ArcelorMittal est en deuil et en soutien à la famille de la victime», a déclaré le directeur aux affaires publiques de la compagnie. Nicolas Dalmau ajoute que du «soutien psychologique» est disponible notamment pour les employés qui ont assisté à l’accident.  

Initié dans les heures qui ont suivi le drame, l’«arrêt complet» des opérations de la minière était toujours en cours lundi après-midi. La compagnie cherche ainsi à «bien comprendre ce qui s’est passé», selon Nicolas Dalmau.  

Deux enquêtes ont été ouvertes sur l’accident, l’une par la CNESST et l’autre par le Bureau du coroner.