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Commotions cérébrales: Québec planche sur une stratégie nationale

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 Le gouvernement Legault lance les travaux d’une stratégie nationale sur les commotions cérébrales pour coordonner ses actions et les prévenir davantage chez les adultes et les aînés.  

 Il est question depuis quelques années des dangers de la commotion cérébrale chez les jeunes, mais les adultes victimes d’une chute à vélo ou les aînés qui s’effondrent ont-ils les bons réflexes pour en déceler les symptômes?  

 «Il peut y avoir toutes sortes de circonstances où on fait une chute et on a une commotion cérébrale, mais on n’a pas les outils ou l’information pour la reconnaître, alors c’est ce que l’on va travailler», a résumé ce matin la ministre de la Santé, Danielle McCann, en annonçant des travaux pour doter le Québec d’une stratégie nationale à ce sujet. 

Photo Simon Clark

 Un comité de spécialistes sera constitué pour déterminer les gestes à poser. La stratégie aura pour objectif d’harmoniser les ressources déjà offertes et d’élargir la prévention des commotions cérébrales à toute la population, en plus des athlètes en situation de sport organisé. 

 Problème important 

 En conférence de presse, au centre sportif Marc-Simoneau de Beauport, il a été beaucoup question des aînés, dont les commotions cérébrales ne seraient pas suffisamment bien identifiées. 

 «Il faut qu’elles soient incluses dans cette stratégie-là. On sait que pour les personnes âgées, le problème des chutes, c’est le plus important problème avec les erreurs de médicament», a plaidé Mme McCann. 

Photo Simon Clark

 Le gouvernement veut laisser ses experts, qui ne sont pas connus pour le moment, travailler et il ne cible donc aucune mesure nouvelle concrète à ce stade-ci. Il est question d’apporter des améliorations au protocole de gestion des commotions cérébrales en vigueur depuis 2017, de faciliter l’accès aux services et de faire encore davantage de sensibilisation. 

 Pour la première fois de leur histoire, les ministères de la Santé et de l’Éducation vont coordonner leurs actions en matière de commotions cérébrales. 

 Pas de registre 

 Il serait par contre surprenant de voir apparaître un registre qui permettrait de suivre les antécédents de commotion cérébrale des jeunes tout au long de leur parcours sportif tel que le propose depuis des mois le député libéral et ex-hockeyeur Enrico Ciccone. 

 «Je pense que les objectifs sont très louables. On veut protéger les jeunes. Cependant, on a fait faire des avis à la fois au ministère de la Santé et à celui de l’Éducation qui nous disent que ce n’est pas le moyen à préconiser», a indiqué Mme Charest. 

Photo Simon Clark

 Par exemple, des athlètes pourraient omettre de divulguer leur blessure dans un registre par crainte que cela leur porte préjudice, ou encore, les entraîneurs bénévoles ne sont pas les bonnes personnes pour «gérer un dossier médical», a-t-elle affirmé, fermant donc de nouveau la porte à cette idée.  

 Le gouvernement souhaite dévoiler sa stratégie «dans la prochaine année». Les ministres n’avaient aucun budget précis à annoncer ce matin, en lien avec cette démarche, en dehors d’une campagne de prévention de 400 000$ qui sera entre temps déployée cet automne. 

 En moyenne, entre 500 et 650 personnes par 100 000 habitants sont susceptibles de subir une commotion cérébrale, évalue le gouvernement. 

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