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Inspirante Michelle Obama

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J’ai dévoré cet été la biographie de Michelle Obama. On m’aurait dit que j’aurais la chance de la voir et de l’entendre à Québec, je ne l’aurais pas cru.

Quel destin que celui de cette femme passionnante, Afro-Américaine de surcroît.

Comme le dit une vieille maxime dans la communauté noire : il faut être deux fois meilleur pour aller deux fois moins loin.

Michelle Obama a relaté, lundi, son implication comme première dame des États-Unis, «étrange strapontin de la présidence, qui n’est pas à proprement parler un métier ni même un titre officiel», qui n’est pas payé et n’implique pas d’obligation implicite.

Elle a raconté à quel point le monde politique, mû par un «climat misogyne», peut être impitoyable envers les femmes. Elle les encourage malgré tout à s’y engager, pour que les choses changent.

Dans son cas, l’opposition avait tenté de lui accoler l’image d’une enragée, la façon la plus simple de la discréditer. Il lui a fallu sourire davantage et modifier son langage corporel.

«Or, pour savoir comment les femmes dans leur ensemble étaient perçues sur la planète Politique, il suffisait de regarder Nancy Pelosi, la très intelligente et énergique présidente de la Chambre des représentants, qui se faisait traiter à longueur de temps de “mégère”», a-t-elle écrit dans sa biographie intitulée Devenir.

Mme Obama y parle aussi d’Hillary Clinton, qui était constamment attaquée comme femme, en plus d’être une cible de clichés tenaces.

«Elle était dominatrice, acariâtre, hargneuse. Sa voix était forcément stridente ; son rire, un gloussement», décrit-elle.

J’en aurais pris davantage, lundi, mais on ne peut raconter près de 500 pages en un peu plus d’une heure.

Au Québec aussi

En l’écoutant lundi, ça m’a fait penser à ce qu’a vécu récemment la ministre Geneviève Guilbault.

Comment Pauline Marois a souvent été dépeinte de mauvaise façon. Comme quoi la planète Politique ne sévit pas qu’aux États-Unis.

Nombreux sont ceux qui espèrent voir Michelle Obama se présenter un jour à la présidence des États-Unis. Par ses écrits et son propos, j’en déduis que c’est très improbable, et tout à fait compréhensible.

Mais en cette période où le populisme bat son plein, particulièrement du côté américain, ça fait du bien de se permettre de rêver encore.