/24m/urbanlife
Navigation

Stationnement payant à Outremont: le maire ne fera pas marche arrière

Coup d'oeil sur cet article

Le maire de l’arrondissement d’Outremont, Philipe Tomlinson, ne s’engage pas à suivre les recommandations qui émaneront de la consultation publique sur la nouvelle politique de stationnement payant de l’arrondissement, affirmant vouloir d’abord voir «ce que ça va donner».

• À lire aussi: Une consultation indépendante sur le stationnement dans Outremont

• À lire aussi: Plus de 200 000$ pour changer la signalisation à Outremont

Une pétition pour obliger l’arrondissement d’Outremont à tenir une consultation publique à ce sujet a été officiellement déposée mardi.

«Il y a certainement des gens qui n’ont pas encore trouvé réponse à leurs questions. Pour ces gens, ça va être important», a commenté M. Tomlinson, qui assure que le projet «va avoir lieu», tout en se disant ouvert à le bonifier.

Il suggère toutefois à ses opposants d’être en mode «avançons ensemble». «S’ils sont en mode “reculons”, je ne suis pas sûr qu’on va avoir des recommandations intéressantes», a-t-il dit.

Rappelons qu’un règlement adopté en juillet dernier rendra le stationnement sur rue payant partout dans l’arrondissement au-delà de deux heures. Son application est prévue vers la fin novembre, après l’installation d’une nouvelle signalisation, a confirmé M. Tomlinson au 24 Heures.

Échanges houleux

Une vingtaine de personnes étaient à la mairie d’Outremont mardi matin pour le dépôt de la pétition ayant récolté près de 2000 signatures. Il n’en fallait que 925 pour forcer une consultation.

La pétition vient de citoyens considérant ne pas avoir été consultés en bonne et due forme avant la réforme annoncée au printemps dernier. Depuis, les séances du conseil d’arrondissement ont été ponctuées d’échanges houleux.

«Nous sommes en consultation sur ce dossier depuis le début», a toutefois soutenu le maire, affirmant avoir discuté avec «au moins 500 résidents», en personne ou via d’autres modes de communication. Ces discussions ont permis de bonifier le projet, a-t-il ajouté, citant les 50 vignettes journalières gratuites offertes aux résidents.

Manque de démocratie

«La démocratie, ce n’est pas juste mettre une croix sur un bulletin de vote aux quatre ans», a toutefois fait valoir l’auteur de la pétition Marc Poulin. «On est obligés de faire à rebours ce qui aurait dû être fait avant», a-t-il dit en référence à l’absence de consultation formelle avant de réformer le stationnement.

«Je trouve qu’il manque de démocratie à Outremont, a pour sa part déploré Monique Tremblay, qui y vit depuis un an. On sent que l’administration ne change jamais d’avis.»

«Ça vaut quoi, notre vote?», a aussi lancé Micheline Larivée. En permettant aux non-résidents de s’acheter des vignettes, «ça va être l’enfer», craint celle qui est domiciliée depuis plus de 30 ans dans le quartier.

La tarification financera des mesures écologiques et réduira le nombre de voitures, a avancé M. Tomlinson, lequel ne compte pas faire marche arrière. Néanmoins, une évaluation annuelle du projet aura lieu.

Une firme externe tiendra la consultation. Le mode d’octroi du contrat n’est pas fixé, mais des firmes pourraient être invitées «sur demande».