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Gare aux trains... et à la police du CN

Une vingtaine de policiers du CN patrouillent le Grand Montréal

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Chaque année, des dizaines de Canadiens qui s’aventurent sur les voies ferrées meurent frappés par des trains. C’est entre autre pour prévenir ces accidents que la police privée du Canadien National (CN) patrouille les chemins de fer 7 jours sur 7. ll s’agit d’un des seuls corps de police privé au pays qui a comme mandat d’assurer la sécurité des voies, d’effectuer la surveillance des passages à niveaux et de contrer le vol des installations.   

Dans le cadre de la Semaine de la sécurité ferroviaire, le Journal a passé quelques heures dans le sud-ouest de Montréal à suivre Pierre Bergeron, inspecteur de la police du CN.      

«Les gens ne réalisent pas à quel point on entend pas un train qui arrive, ils s’aventurent sur les voies ferrées car c’est un raccourci pour eux, mais un accident arrive vite», explique M. Bergeron. Il rappelle qu’en secteur urbain, les trains roulent à des vitesses variant entre 22 et 96 km/h. «Un train peut prendre jusqu’à 3 kilomètres pour freiner... Si vous êtes trop proche, ça ne pardonne pas.»      

Coût d’infraction pour intrusion sur une voie ferrée: 150$  

Depuis 2017, les policiers du CN détiennent de nouveaux pouvoirs au Québec. En plus de pouvoir interceptés les personnes s’aventurant sur les terrains et chemins de fer de la compagnie, ils peuvent aussi appliquer les règles du Code de la sécurité routière dans un rayon de 500 mètres de leur territoire d’action.      

Pour en savoir plus sur le travail de la police du CN, visionnez la vidéo ci-haut.      

  

Statistiques sur les incidents liés à des intrusions sur des chemins de fer      

2018: 53 décès et 236 incidents (dont des dizaines de blessures graves)      

2017: 72 décès et 223 incidents      

2016: 65 décès et 202 incidents