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Il est où, le problème de pénurie de main-d’œuvre?

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Alors qu’il y a 140 420 postes vacants à pourvoir, le Québec compte 214 000 chômeurs et 110 000 prestataires d’assistance sociale aptes au travail.

Il me semble que des mesures gouvernementales devraient être mises en place pour tenter d’intégrer une portion de ces 324 000 prestataires d’assurance-emploi et d’assistance sociale dans les postes vacants.

Non ?

Pendant qu’on attend ces mesures d’intégration au marché du travail, la pénurie de main-d’œuvre s’aggra­ve au Québec.

Imaginez-vous que le nombre de postes vacants au Québec, selon le dernier relevé de Statistique Canada, a augmenté de 20,7 % au cours de la période de 12 mois se terminant à la fin de juin dernier, soit de 24 100.

Ce qui porte le nombre de postes vacants à la fin du deuxième trimestre à 140 420 dans la province, soit un « record » de tous les temps !

Pour vous montrer à quel point l’heure est grave en matière de pénurie de main-d’œuvre au Québec, il faut savoir que cette augmentation de 24 100 postes vacants dans la province représente rien de moins que 70 % de la hausse totale (34 800) des postes vacants enregistrés depuis un an à l’échelle du pays.

En l’espace d’une année, le taux de postes vacants au Québec est passé de 3,2 à 3,8 % de l’ensemble des emplois offerts. À titre de comparaison, le taux de postes vacants est présentement de 3,5 % à l’échelle du Canada et de 3,3 % en Ontario. Des dix provinces, le Québec n’est « devancé » à ce chapitre que par la Colombie-Britannique, où le taux de postes vacants s’élève à 4,6 %.

LES SOLUTIONS

Dans le cadre de son premier budget­­­, le gouvernement de François Legault a fait preuve de détermination en vue de diminuer le nombre de postes vacants.

Il a lancé un train d’initiatives visant, entre autres, à augmenter le bassin de main-d’œuvre disponible et à accroître le taux d’emploi dans le bassin actuel de main-d’œuvre.

Le ministre des Finances, Éric Girard, a débloqué à cette fin une somme totale de 3,4 milliards de dollars pour la période de cinq ans allant jusqu’en 2024.

Le gouvernement caquiste mise notamment sur la prolongation de carrière des 60 ans et plus, et ce, en bonifiant le crédit d’impôt portant sur les revenus de travail excédentaires. Ce qui portera à 158 000 le nombre de travailleurs faisant partie d’un prolongement de carrière.

Dans le dessein de convaincre les entreprises à garder plus longtemps leurs travailleurs de 60 ans et plus, le gouvernement offre aux PME une alléchante réduction des charges sur la masse salariale.

Autre solution pour réduire la pénurie de main-d’œuvre : la CAQ met en place un « nouveau parcours personnalisé » pour accompagner les personnes immigrantes durant le processus d’intégration à la société québécoise et au marché du travail.

Québec mise également sur une « Stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées ».

Il investit aussi dans l’intégration sur le marché du travail des membres des nations autochtones et des Inuits.