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L’occasion de se racheter

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Après avoir vu sa grande rivale Ferrari remporter les trois récentes épreuves au calendrier de la F1, l’écurie Mercedes compte sur le Grand Prix de Russie pour retrouver le chemin de la victoire.

Inaugurée en 2014, cette course est la chasse gardée des Flèches d’Argent qui se sont imposées lors des cinq premières éditions disputées à l’autodrome de Sotchi, un complexe aménagé au cœur des installations des Jeux olympiques d’hiver, en bordure de la mer Noire.

Leader au classement cumulatif, Lewis Hamilton s’y est imposé à trois reprises, en 2014, 2015 et 2018.

Le Britannique doit toutefois son succès de l’an dernier à une controversée consigne d’équipe qui a forcé son partenaire, Valtteri Bottas, à lever le pied pour lui laisser le passage en fin de parcours.

Le pauvre Finlandais, toujours à l’aise en Russie, n’avait pas caché son mécontentement à sa sortie de voiture, lui qui s’était élancé de la position de tête. C’est également à Sotchi, un an plus tôt, qu’il avait signé le premier de ses cinq gains en F1.

« Il est vrai de dire que nous avons toujours été à l’aise sur ce circuit, a souligné jeudi Toto Wolff, le patron de Mercedes. Mais tout est à recommencer cette année. Ferrari, bien sûr, et Red Bull seront des adversaires coriaces et il ne faut rien tenir pour acquis. »

Pour la passe de quatre ?

Chez Ferrari, on tentera de porter à quatre la série de victoires consécutives, un exploit qu’elle n’a pas réalisé depuis la saison 2008 avec ses pilotes Felipe Massa et Kimi Räikkönen.

Classé deuxième la semaine dernière à Singapour, Charles Leclerc a été privé d’un troisième gain de suite quand une stratégie douteuse de son équipe a permis à son coéquipier Sebastian Vettel d’accéder à la première marche du podium.

Sur les ondes radio, le jeune Monégasque avait manifesté sa frustration quand il a constaté que le quadruple champion du monde était devant lui après son arrêt au puits de ravitaillement.

Des leçons à tirer

Leclerc a reconnu jeudi que ses propos rapportés en direct étaient déplacés.

« Ma réaction était plus forte qu’il le fallait, a-t-il avoué. Je dois mieux me contrôler face à ce genre de situation. Je vais en tirer des leçons et surtout apprendre à me... taire. »

À moins d’une catastrophe, Hamilton devrait remporter son sixième titre en F1 et se rapprocher à un seul du recordman Michael Schumacher. Mais derrière lui, la lutte s’annonce passionnante d’ici à la fin de la saison pour le rôle de dauphin.


► Lance Stroll, quant à lui, se montre confiant sur un tracé qu’il affectionne particulièrement. « Les changements apportés à notre monoplace, a indiqué le Québécois, ont été prometteurs à Singapour. Nous souhaitons les exploiter davantage à Sotchi. »