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Sébastien Delorme, fier de son fils autodidacte

ART-Lancement de programmation de Radio-Canada
Photo TVA Publications, Sébastien St-Jean

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MONTRÉAL | Plus de 900 000 téléspectateurs ont été émus, samedi dernier, en regardant Sébastien Delorme et ses enfants, Thomas et Élisabeth, être stupéfaits devant la prestation inattendue du duo de rappeurs français Bigflo & Oli, sur le plateau d’«En direct de l’univers».

Or, le visage de Thomas n’était pas sûrement pas étranger à de nombreuses personnes, puisque le jeune adulte de 18 ans a commencé une carrière de comédien, il y a quelques années.

Cette saison, on peut notamment le voir dans la nouvelle série «Toute la vie», à ICI Radio-Canada Télé, et il fait partie de la distribution du projet jeunesse «La vie compliquée de Léa Olivier», que Club illico rendra disponible le 21 février prochain. Il a aussi été de «Jenny», de «30 vies», et il joue même «le fils de son père» (Stéphane «Poupou» Pouliot, alias Sébastien Delorme) dans «District 31».

Le garçon suit ainsi les traces de ses parents, sa mère étant la comédienne Julie Perreault.

ART-Lancement de programmation de Radio-Canada
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

«Pour ne pas dire qu’il les dépassera peut-être un jour, lance fièrement Sébastien Delorme lorsqu’on lui souligne le talent de son fiston en entrevue. Il fait bien ça. Julie l’accompagne vraiment bien là-dessus. Il a tourné tout l’été dans deux productions et il va au cégep. Comme emploi d’été, une "job" de comédien, c’est vraiment bien!»

L’heureux père s’enorgueillit surtout du fait que sa progéniture développe plus d’une corde à son arc.

«Il a sa chaîne YouTube, il réalise, il s’est acheté un clavier et il apprend à faire de la musique et à composer des chansons, énumère-t-il. Je ne sais pas si cette génération d’autodidactes sont tous pareils, mais ils ne feront pas qu’un seul métier. Ils être capables de ratisser large. Thomas va pouvoir faire les musiques et les affiches de ses films, parce qu’il connaît aussi Photoshop ; avec une mère qui est également photographe, c’est génial, car il lui emprunte son équipement. Il fait tout ça à petit budget. Rien ne l’arrête! "Sky Is The Limit!"»

«District 31», un cadeau

Mine de rien, il y aura 25 ans en 2020 que Sébastien Delorme pratique son métier d’acteur. En 1995, après ses études au Collège Lionel-Groulx, son visage s’était rapidement imposé dans nos écrans, notamment dans «Watatatow» et «Radio».

Mais l’artiste estime que son plus grand cadeau professionnel, arrivé il y a quatre ans, s’appelle «District 31». À ce jour, Sébastien Delorme a tourné plus de 360 jours dans la peau du sympathique Stéphane Pouliot.

«C’est vraiment un privilège, indique-t-il. J’avais déjà connu des séries qui avaient du succès, comme "La promesse", qui avait un million de cotes d’écoute, mais "District 31", ça dépasse tout. On rejoint les retraités, les enfants, les adolescents, les gars, les filles. Ce n’est pas pour rien qu’on a d’excellentes cotes d’écoute ; c’est parce que ça ressemble les gens, quatre fois par semaine, après le souper, qui veulent connaître l’évolution de nos intrigues. C’est extraordinaire de jouer dans une émission qui a du succès, ça crée une belle complicité avec le public.»

Celui qui a encore le temps de participer à «La dérape» estime que «District 31» lui a inculqué une grande discipline de vie.

«Je me lève tôt, dorénavant, raconte-t-il. C’est une période extraordinaire pour apprendre du texte, à 5 h du matin! Je fais aussi beaucoup d’exercices de mémorisation...»