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Un entrepreneur condamné pour homicide involontaire

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Un entrepreneur a écopé d’une peine de 11 ans, vendredi, pour avoir tué un partenaire d’affaires qu’il croyait à tort lié à la mafia et dont il a caché le cadavre dans le coffre de sa Mercedes, à Montréal-Nord.

André Michel Boyer, qui était président de Construction Amlac, avait plaidé coupable à une accusation réduite d’homicide involontaire et d’outrage au cadavre de la victime, Domenico Iacono, un autre entrepreneur, dont la mort remonte au 26 octobre 2015.

Une transaction immobilière ayant mal tourné, entourant l’achat d’un terrain à Laval, était à l’origine du drame.

Iacono, un père de famille de 56 ans, s’était rendu chez Boyer et la discussion avait viré à l’affrontement. Le premier s’est emparé d’un tournevis et a foncé vers le second qui a réagi en empoignant un couteau.

32 coups

Boyer a dit ne plus se souvenir de l’agression durant laquelle il a asséné 32 coups à sa victime. Il a prétendu « s’être réveillé » et avoir vu le corps inerte de Iacono « avec un couteau planté dans le dos », selon l’enquête du SPVM et les faits relatés par la juge.

Croyant à tort que la victime avait des liens avec la mafia italienne, Boyer a pris beaucoup de précautions pour camoufler son crime.

Il a dérobé les clés de la Mercedes de Iacono, a mis le corps dans le coffre arrière et est allé abandonner le véhicule qui fut découvert trois jours plus tard sur la rue Désy à Montréal-Nord.

Boyer s’est également débarrassé de ses vêtements, du couteau et du tournevis dans des sacs à vidanges qu’il a laissés à deux endroits différents.

Il est ensuite parti en cavale durant trois mois, de Toronto à Vancouver et de la côte ouest américaine jusqu’en Floride, avec des séjours en Thaïlande et au Costa Rica.

Le fuyard était revenu au pays et s’était trouvé un emploi à Québec quand il a appris dans les médias qu’il était parmi les 10 criminels les plus recherchés au Québec. Il s’est livré au SPVM, le 28 janvier 2016.

« Il a déclaré qu’il avait plus peur de la mafia que de la police », a mentionné la juge en ajoutant que malgré ses crimes graves, Boyer a « agi sous le coup de la provocation » et que son attaque armée n’était pas préméditée. Le sexagénaire n’avait aucun antécédent judiciaire.

L’homme a déjà purgé la moitié de sa peine puisque le tribunal lui a crédité l’équivalent de 66 mois de détention provisoire, soit une journée et demie pour chaque jour qu’il a passé à l’intérieur des prisons de Bordeaux, Rivière-des-Prairies et Saint-Jérôme­­­ depuis son arrestation. Il reste donc cinq ans et demi à sa sentence.

 

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