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Drouin doit faire partie de la solution

Le Canadien espère compter sur un Jonathan Douin au sommet de son art au début de la saison.
Photo d’archives, Martin Chevalier Le Canadien espère compter sur un Jonathan Douin au sommet de son art au début de la saison.

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Jonathan Drouin connaît un camp d’entrainement difficile, on le sait, la direction du Canadien le sait, mais, par-dessus tout, il le sait pertinemment. Il est encore tôt, mais il faudra que l’ailier québécois comprenne qu’il est l’une des pièces maitresses de la solution chez le Tricolore.

Drouin n’a pas été épargné depuis quelques jours, mais il ne joue pas du grand hockey en ce moment. Claude Julien l’a essayé avec à peu près tous les joueurs de centre de l’équipe, mais sans résultat probant.

Je sais que Jonathan est préoccupé par son jeu en ce moment, mais il est le seul à pouvoir trouver une solution. Son court point de presse de jeudi dernier, lorsqu’il s’est présenté devant les médias visiblement à pic, l’a bien démontré.

« Je n’ai pas besoin de Marc Bergevin ou Claude Julien pour me mettre de la pression. Je m’en mets assez pour performer et c’est à moi de le faire », a-t-il dit.

Effectivement, c’est à lui de le faire.

Le mois d’octobre est tellement important pour le Canadien et l’équipe ne peut pas se permettre de compter sur un Jonathan Drouin qui n’est pas au sommet de son art.

J’ai d’ailleurs placé le Canadien en séries. Je pense que c’est atteignable. Est-ce un vœu pieux ? Peut-être. Mais les vétérans de l’organisation, Carey Price l’a notamment mentionné publiquement, veulent gagner.

UN ÉLECTROCHOC ?

On s’entend tout de même sur le point qu’il manque un attaquant de premier plan au Canadien pour espérer faire un bout de chemin en séries. Est-ce qu’on pourrait assister à un coup d’éclat de Marc Bergevin avant le début de la saison ? Rien n’est impossible.

Il y a tout de même du positif en ce moment, et c’est la tenue des jeunes Nick Suzuki, Cale Fleury et Ryan Poehling. Ils auront assurément de belles carrières. Mais ce n’est pas assez. Ça prend un électrochoc, un gars qui peut marquer 30 ou 40 buts de façon régulière dans le circuit Bettman.

Car on ne peut pas garantir que les Brendan Gallagher, Tomas Tatar, Phillip Danault et Max Domi, qui ont connu leur meilleure saison offensive en carrière l’an dernier, reproduiront les mêmes chiffres qu’en 2018-2019.

CONTRATS

Changement de sujet. Qu’ont en commun Dale Weise, Matthew Peca, Christian Folin, Karl Alzner, Nate Thompson, Charles Hudon et Charlie Lindgren ? Ils se sont tous vu offrir des contrats à un volet par Marc Bergevin.

Le directeur général du Tricolore a distribué les contrats à un volet à qui mieux mieux au cours des dernières saisons et il se retrouve maintenant avec tout un casse-tête. Que faire de tous ces vétérans qui sont devenus une patate chaude pour le CH avec l’émergence des jeunes comme Ryan Poehling, Nick Suzuki et Cale Fleury.

C’est une patate chaude parce qu’il n’y a que très peu d’avantages à garder ces joueurs avec le grand club, et encore moins à tous les réassigner à Laval où ils voleront du temps de glace précieux à certains jeunes de l’organisation qu’on désire développer. Alzner, Peca et Weise ont été soumis au ballotage jeudi midi et se rapporteront au Rocket.

D’avoir quelques vétérans dans la Ligue américaine, ça peut être une bonne chose, cela dit. Mais il ne faut pas qu’il y en ait trop et, surtout, il ne faut pas que ces vétérans se présentent à Laval en faisant la baboune.

- Propos recueillis par Kevin Dubé

 

Les échos de Bergie

Courage, Guy

Guy Lafleur a subi avec succès une intervention chirurgicale au cœur jeudi. Quand j’ai entendu la nouvelle, j’étais sous le choc. On n’a pas l’impression qu’un homme de la trempe de Guy Lafleur puisse avoir à subir un quadruple pontage coronarien. Ça fait réaliser que personne n’est à l’abri de ça. C’est en passant des tests de routine afin d’obtenir son permis pour piloter un hélicoptère que le problème a été découvert. J’offre un prompt rétablissement à ce grand homme et j’en profite aussi pour souligner le combat que livre Derek Aucoin en ce moment. Je sais que sa famille tient à ce que le tout se déroule de façon privée, et c’est tout à fait normal. Je tiens simplement à dire que mes pensées accompagnent Derek qui est aux prises avec une tumeur au cerveau. Ne lâche pas Derek, on est tous avec toi...

Bravo à l’Océanic !

L’Océanic de Rimouski a retiré le chandail de Sidney Crosby hier soir, au Colisée Financière Sun Life. Ça faisait longtemps que l’organisation du Bas-Saint-Laurent essayait de trouver une plage horaire qui permettrait à Crosby de venir à Rimouski pour qu’on l’honore. Et ce fut bien fait. Je ne serais pas surpris que Mario Lemieux, après être revenu au Québec l’été dernier pour le dévoilement des meilleurs joueurs de l’histoire du circuit Courteau, ait incité Crosby à trouver le temps de retourner là où tout a commencé pour lui. Le 87 a marqué l’histoire de l’Océanic et poursuivi une tradition d’excellence qui avait été entamée par les Vincent Lecavalier et Brad Richards avant lui. Maintenant, ils comptent sur le jeune Alexis Lafrenière. Quelle chance les amateurs de hockey de Rimouski ont eue dans les 20 dernières années!

Que ça commence !

Sur ce, est-ce que la saison régulière de la LNH peut enfin commencer ? Tous les ans, c’est la même chose. On est tous excités au début du camp d’entrainement et, plus ça avance, plus on a hâte que ça commence pour vrai. Soyez convaincus que Claude Julien pense la même chose. En tant qu’entraîneur, tu as hâte de finalement être fixé, d’avoir ton alignement de 23 joueurs et d’enfin savoir avec quoi travailler. Courage, ça s’en vient.