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Les Louanges: en plein tourbillon

Vincent Roberge
Photo Martin Alarie Vincent Roberge

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Nommé neuf fois au prochain Gala de l’ADISQ, Les Louanges connaît un début de carrière sur les chapeaux de roue. Le Journal a rencontré le musicien de 23 ans, qui sort cette semaine un mini-album, Expansion Pack. Réflexions sur le succès, l’Europe, le marché anglophone et la vie de tournée.

Vincent Roberge en a fait du chemin depuis un an. C’est le 21 septembre 2018 que le jeune homme de Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, lançait son premier effort solo, La nuit est une panthère.

Depuis, les choses se sont bousculées à la vitesse grand V. En vrac : de nombreux concerts à guichets fermés, une tournée en Europe, un premier passage aux États-Unis, les prix Rapsat-Lelièvre et Félix Leclerc, une présence sur la courte liste du prix Polaris et les neuf nominations à l’ADISQ. Ouf !

« C’est un peu un tourbillon, reconnaît-­il. J’ai fait Paris et Austin dans le même mois, au printemps. Là, ma gérante m’a booké une semaine de congé. C’est écrit que je n’ai le droit de prendre rien d’autre ! Je vais sûrement aller voir mes parents à Lévis. Et je suis aussi dû pour sortir ma grand-mère au resto. »

Faire partie de la gang

Au moment de l’entrevue avec Le Journal, Vincent Roberge est attablé dans un café, avenue du Mont-Royal. Pendant qu’il répond à nos questions, quelle musique d’ambiance joue dans l’établissement ? Eh oui, Les Louanges ! Voilà une coïncidence qu’on peut difficilement passer sous silence.

La semaine dernière, au lendemain de son passage à Toronto pour la grande finale du prix Polaris, le groupe Les Louanges était à la conférence de presse pour l’ADISQ, entouré d’artistes aux horizons très variés.

« Sur la photo de groupe, je suis assis entre Paul Daraîche et FouKi (rires) ! C’était drôle d’être le gars qui arrive là avec plein de nominations. Je ne veux pas attendre d’avoir des accolades pour dire que je fais partie de telle gang. Mais tout d’un coup, j’avais l’impression d’être vraiment crédible auprès des gens. »

De l’eau au moulin

Cette semaine, Les Louanges lance Expansion­­­ Pack, un mini-album de quatre chansons coréalisé avec Félix Petit. « J’ai fini [La nuit est une panthère] en juin 2018, dit Vincent Roberge. Ça fait un petit bout. J’avais du jus encore un peu. C’est tellement facile de sortir de la musique aujourd’hui. Tu n’as pas besoin d’attendre quatre mois pour imprimer des vinyles. Je voulais garder de l’eau au moulin. »

Ce mini-album se veut un peu une continuité de La nuit est une panthère, mais « sur les stéroïdes ». « La chanson avec Maky Lavender (Drumz) n’a pas de sens ! Ça va dans toutes les directions. Elle va être le fun à jouer live. Et sur Park Ex, je n’ai jamais été aussi intime sur ma vie personnelle. »

« Je suis en forme, poursuit-il. Je commence juste à compren­dre comment bien faire des chansons. Mon chemin continue de se faire. Je ne sais pas si je suis dans la bonne direction, mais ma vue d’ensemble commence à être plus claire. »


► Le mini-album des Louanges, Expansion Pack, est présentement sur le marché. Un spectacle-lancement gratuit aura lieu ce samedi, 17 h, au skatepark sous le viaduc Van Horne, dans le cadre de POP Montréal. Pour les détails : leslouanges.com.

 

Ce qu’il a dit sur...

Le Prix Polaris

« C’était le plus gros événement auquel j’ai participé. Ma prestation s’est super bien passée. J’ai jasé un peu avec les autres artistes. J’aurais bien aimé ça gagner. Ç’aurait été le fun de rapporter la coupe à la maison, pour des francophones. »

Le marché anglophone

« Je suis allé à South by Southwest, au Texas, en mars. J’y ai fait trois ou quatre shows. On en a vu des vertes et des pas mûres là-bas. Les conditions n’étaient pas faciles. C’était comme un baptême de feu. Si tu réussis à survivre à ça, t’es correct partout. [...] Pour le marché anglophone, je commencerais avec le Canada anglais [avant les États-Unis]. L’album est jeune. On va aller partout où l’on peut. »

L’Europe

« On tape sur le clou pour la France. Je ne suis pas Céline Dion là-bas, mais ça va bien. J’ai des chansons dans les playlists de la rentrée des Inrocks et de Radio Nova. [...] Quand j’ai gagné le Rapsat-Lelièvre, je suis allé jouer aux Francofolies de Spa, en Belgique. J’étais sur une scène modérément grosse. Le problème, c’est que je jouais à côté de la scène d’Angèle, juste une demi-heure avant elle. Évidemment, il n’y avait pas un chat pour mon spectacle (rires) ! »