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Price a la réponse

Carey Price
Photo Pierre-Paul Poulin Carey Price

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Le Canadien peut-il améliorer le résultat de l’an dernier ?

On dira qu’il a raté les séries éliminatoires, c’est un fait. Par deux points. C’est également un fait. Mais avait-on prévu une saison de 96 points ?

Non. Je suis convaincu que les décideurs de l’organisation ne s’attendaient pas à une telle saison. Ils étaient charriés par un vent d’optimisme tout à fait légitime. Après tout, n’avait-on pas fait le grand ménage en amenant de nouveaux visages dans la garde rapprochée de Marc Bergevin ? N’avait-on pas remplacé quelques adjoints de Claude Julien par Luke Richardson et Dominic Ducharme ?

N’avait-on pas échangé deux joueurs qui occupaient tout de même un rang important au sein de l’équipe (Max Pacioretty et Alex Galchenyuk) pour deux joueurs qui soulevaient bien des interrogations, Max Domi et Tomas Tatar, deux joueurs qui ont totalisé 53 buts et 77 mentions d’aide pour un total de 130 points ?

Mais de là à lutter jusqu’à l’avant-dernier match de la saison, c’était imprévu et pour les décideurs, de par leur réaction, c’était impressionnant.

Le Canadien avait également amorcé la saison sans son meilleur défenseur, le capitaine Shea Weber. Et on était en droit de s’interroger sur Carey Price qui n’avait pas été étincelant lors des deux dernières saisons.

Puis, toutes les pièces du casse-tête sont tombées aux bons endroits.

Statu quo

Soudainement, cette équipe qui offrait peu d’attente en début de saison l’an dernier s’affiche comme une candidate à une qualification au tournoi printanier. Au cours de l’entre-saison, on a préféré s’en remettre au statu quo. Le Canadien n’a pas effectué trop de transferts au plan des effectifs. Andrew Shaw, un joueur respecté, est parti à Chicago. Pour le reste, rien de bien important.

Maintenant la question est de savoir si les joueurs qui ont connu la meilleure saison de leur carrière peuvent améliorer leur statut.

C’est à voir.

Inévitablement, Carey Price – qui montre des signes d’impatience et clame fort qu’il ne veut pas laisser comme souvenir qu’il a été un gardien de premier plan, mais qu’il n’a jamais gagné la coupe Stanley – exercera une grande influence sur la prochaine saison.

Habituellement, quand le gardien répond aux attentes, quand un gardien est intimidant pour l’adversaire, ses coéquipiers emboîtent le pas. Ils jouent avec une plus grande détermination, avec une plus grande assurance. Avec un gardien multipliant les arrêts, tout s’enchaîne.

Price a lancé un message clair. Il veut gagner immédiatement. Le temps presse. Il doit réaliser qu’il détient une partie de la réponse. On va lui confier une mission qui influencera la prochaine saison. À retenir : la division Atlantique accueillera un autre gardien de fort calibre, Sergei Bobrovsky, avec les Panthers de la Floride. Andrei Vasilevskiy, Bobrovsky, Price, doit-on ajouter Tuukka Rask et Frederik Andersen ? Oui, dans la mesure où les Bruins et les Maple Leafs misent également sur des joueurs de haut niveau en attaque.

Donc, on jouera du hockey des séries éliminatoires dès octobre.

Lutte sans merci

Le Canadien misera sur la rapidité et l’exécution. Avec Shea Weber à son poste dès le début des activités, c’est déjà un plus.

Cependant, il faudra que des joueurs possédant un statut bien particulier réagissent, s’imposent et deviennent des joueurs d’influence.

Jonathan Drouin est le joueur ciblé. On croit qu’il pourrait franchir le cap des 70 points. Si c’est le cas et si, comme l’an dernier, chacun met la main à la pâte, il se pourrait que cinq formations de la division Atlantique participent aux séries éliminatoires.

LES TROIS CLÉS...

GARDIENS

Carey Price a connu une solide deuxième moitié de saison, démontrant beaucoup d’assurance, celle du gardien qui avait connu une saison de rêve il y a quelques années. Ses performances — on se répète — détermineront si le Canadien se qualifiera pour les séries éliminatoires. Keith Kinkaid est de passage à Montréal, le Canadien devant se protéger à l’approche de la séance de repêchage de l’expansion.

ATTAQUE

Jonathan Drouin devra atteindre le plateau des 70 points. Il doit faire la différence et il est le joueur le plus talentueux en attaque. Il doit absolument faire oublier sa dernière saison. Max Domi peut-il répéter ses exploits de l’an dernier ? Pourquoi pas ? En réalité, les membres du top 6 devront présenter une production comparable à celle de l’an dernier et Drouin devra ajouter quelques points.

DÉFENSE

Shea Weber a raté plusieurs matchs l’an dernier, mais il sera à son poste dès le début de la saison, un avantage marqué pour la brigade défensive du Canadien. Ben Chiarot s’ajoute au groupe et son jeu physique sera sûrement un atout. Il devrait former un bon duo avec Jeff Petry. Qui seront les défenseurs 5 et 6 ? Cale Fleury a attiré les projecteurs, un défenseur droitier qui joue avec énormément d’assurance et qui a mis à profit l’expérience dans les rangs professionnels avec le Rocket de Laval. Jeff Petry et Shea Weber sont les piliers de l’unité défensive et ils seront appuyés par de jeunes et rapides arrières.